Le Bis Transalpin: l’âge d’or du Cannibal Movie

Riz Ortolani – Drinking Coco (From Cannibal Holocaust Official Soundtrack)
La Montagne du Dieu Cannibale – Sergio Martino, 1978

Replongeons nous dans le contexte des 70’s italiennes. Le Western Spaghetti n’est plus ce qu’il était, et les seuls rares bons films apparaissant sont de petites comédies/western légères avec en têtes d’affiche, les gueules de Terrence Hill et Bud Spencer. Malgré le succès des différents Trinita, ou encore de Mon nom est Personne, (ainsi que des quelques films de Lucio Fulci, du temps où il opérait dans le western, notamment avec Les Quatres de l’Apocalypse), le genre se consumait lentement…

C’était sans compter sur l’arrivée, que dis-je, LE SAUVETAGE de ce cinéma par Mario Caiano, l’un des type derrière l’avènement du Western Spaghetti (en signant en 1963 La Griffe du Coyote, soit un an avant l’arrivée de Sergio Leone avec Pour une Poignée de Dollars en 64′). En effet, ce cher Mario, eu l’idée de remplacer les stéréotypes habituels des western par… des héros asiatiques! Ce qui donna ce nouveau genre répondant au doux nom de… Western Soja! Mario, et ses ninjas aux commandes du genre, redorèrent le blason du Western Spaghetti. Voilà, c’est tout pour moi, passez le bonjour à toute votre famille!

Voici Shanghai Joe, l’instigateur du mouvement, de la révolution, qu’est devenu le Western Soja!

Hein, comment ça ? Ce sous genre n’a quand même pas pu se casser la gueule..? Bon, bah on me fait signe que ça n’a à peine duré qu’un an.. Hum, réfléchissons, qu’est ce que nos amis transalpins ont bien pu faire ensuite ? Ah ouai, des films de cannibales! Avec tout plein de meurtres d’animaux réels, trop kawaii. Vous l’aurez compris après cette introduction pleine de mauvaise foi, nous allons aborder le thème de la Cannibalxploitation (j’ai déposé le brevet), ou autrement dit, le Cannibal Movie.

Cannibal Movie : Origins

Jean-Michel Figurant, dégustant un bras dans la plus grande des tranquillités. Man From The Deep River

Même si il est communément admis que le premier film de cannibales est Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, on y retrouve les origines dans Man From the Deep River, d’Umberto Lenzi, sorti en 1972. On y suit les aventures de John, un photographe se faisant capturer dans la jungle thaïlandaise par un groupe anthropophage..

Le bondage version thaï, en espérant qu’il n’y ai pas d’échardes..Man From The Deep River

En effet, dans Man From The Deep River, vous retrouverez des éléments communs à ce sous-genre. Au menu aujourd’hui :

  • Des meurtres d’animaux réels: égorgement de chèvre, trépanation d’un petit singe (imaginez une boîte de conserve sabrée à la machette), combat de coq, un combat entre un cobra et une mangouste (une sorte de petit furet tout mignon), j’en passe et des meilleures..
  • Une jungle étouffante, où le moindre faux pas est mortel. De préférence bien éclairée, de jour, afin de pouvoir voir les protagonistes suinter à grosses gouttes. Thaïlandaise dans ce film, mais préférez l’Amazonie, plus assujettis au histoires cannibalesques.
  • Des scènes très graphiques, pas spécialement du sang à outrance, mais il faut un minimum de bonne tripaille juteuse. Membres coupés, sexes tranchés, puis bouffés pour la forme, éviscération, vomi. Vous l’aurez compris, du sale.
  • Et surtout, pour préserver nos amis du bon goût, du cul ! Genre à toutes les sauces. Comme si d’un coup votre film bien juteux de la soirée, se transformait en petit Gonzo érotique digne d’un film de boule de M6 le samedi soir (que vous regardez, seuls, pleurant dans votre plaid, avant d’aller claquer votre P.E.L. sur Vivastreet)
Ces strings sont à -50% dans votre Monoprix préféré ! -Cannibal Holocaust

Ruggero Deodato : La Trilogia Dei Cannibali

Gualtiero Jacopetti, le créateur de Mondo Cane (des documentaires revenant sur différentes coutumes dans le monde, ayant pour but de choquer le spectateur). Sortis respectivement en 1962 et 1963, ils ont, sans le savoir à l’époque, très grandement inspiré Deodato pour sa trilogie, mais pas que ! En effet, les deux Mondo Cane inspireront les Faces Of Death et autres consort, genre Shocking Asia ou encore les récents documentaires choc, passant habilement d’une scène de défenestration à un porno hardcore. Mais revenons à nos cannibales!

Y’a pas à chier, les années 60 c’était vraiment une autre époque.

Donc Ruggero Deodato, s’inspirant du travail de Jacopetti sur les différents documentaires Mondo, (et également d’un numéro des années 70’s du National Geographic sur les tribus amazoniennes, anecdote qu’il avoua 30 ans plus tard à Pascal Laugier, réal’ de Martyrs et Ghostland) décida de réaliser en 1977 Le Dernier Monde Cannibale, assisté d’ailleurs sur plusieurs séquences par Lamberto Bava (le type qui réalisa Démons 1 & 2, et accessoirement le fils de Mario Bava) !

Une pensée à Mireille Matthieu à gauche, chillant en bouffant un bras. Sacré Mireille!

Et de quoi ça parle alors ? Eh bien, quatre personnes survolant l’île de Mindanao (rien à voir avec le jus de fruits) se crashent et seuls deux survivent. Sur les deux survivants, un disparaît dans les rapides et l’autre se fait capturer par une tribu avide de chair fraîche, cuite, grillé, mais surtout humaine ! Malgré un pitch ultra simpliste, le film en réalité n’est pas si insoutenable que ça, c’est surtout l’aura sulfureuse, à l’époque, des films d’exploitation qui a porté préjudice à ce film. Mais pas que, car le gouvernement de Giscard D’Estaing interdisait les films gores en France. Par chance, celui-ci passa entre les mailles du filets, mais se vit catalogué 18 ans et plus.

Faudrait revoir ta dentition chérie.

Au final en résulte plus un film d’aventure bien bis, avec quand même son petit lot de tripaille et boobs, et surtout, malheureusement, cette fâcheuse tendance à tuer réellement des animaux. Pour ce film, le producteur Giorgio Carlo Rossi, l’a faite à l’envers à Deodato en implantant contre son gré les meurtres d’animaux.

J’avais abondé dans son sens en faisant un film fort, violent. Mais j’avais refusé de tuer -pour de vrai- des animaux pour le film. Mais le producteur voulait vendre le film en Asie, il a rajouté des scènes de cruauté envers les animaux. Les Asiatiques aiment bien ça, parce que là-bas ils mangent tout ce qui bouge ! (sic) Moi, je me suis fâché, et je n’ai plus voulu travailler avec lui. Mais finalement nous avons fini par retravailler ensemble, des années après, pour un film totalement différent, plus familial.

Nanarland – Interview de Ruggero Deodato
Cannibal Holocaust, ou l’histoire d’une péloche perdue en Amazonie..

Deodato, en voulant toujours plus, transforma son coup d’essai en pure réussite avec Cannibal Holocaust, qui reste à ce jour, le film de ce sous-genre ayant eu le plus de succès. Enfin, aujourd’hui le film est culte, certes, mais à l’époque c’était une autre histoire. En effet, Ruggero Deodato, à tout simplement fini au tribunal, la justice croyant réellement à la théorie que ses acteurs s’étaient fait bouffer devant la péloche ! Il dû les rapatrier d’urgence en Italie, ainsi qu’expliquer les différents trucages au jury, notamment la scène de la femme empalée. Mais le jury aurait normalement dû se rendre compte que le premier segment du film est totalement mis en scène, me direz vous ? Eh bien malheureusement pour Deodato, ils n’ont chopés que les rush du second segment, en gros toute la partie found-footage.

Le film a été mis sous séquestre par la magistrature italienne car ils le prenaient pour un vrai « snuff movie» ! Je me suis retrouvé convoqué au tribunal, qui s’est fait projeter le film. Pendant la projection, j’étais présent, encadré par quatre magistrats, deux hommes et deux femmes. A chaque scène horrifique, les hommes se prenaient la tête entre les mains, les femmes se cachaient les yeux… Moi, je n’en menais pas large, et mes avocats ne savaient sur quel pied danser. Je me suis dit : « Ok, je vais ressortir de la salle les menottes au poignet ! » À la fin, le Procureur s’est levé et m’a montré du doigt en s’écriant : « Vous avez fait massacrer des gens pour votre film ! » Alors j’ai dû appeler les acteurs et leur demander de se présenter pour prouver qu’ils étaient toujours vivants… (sic) En fait ils ne s’étaient fait projeter que les scènes avec l’équipe de reporters..

Nanarland – Interview de Ruggero Deodato
Ça à changé Thalassa putain.. Il est où Georges Pernoud?

Donc au final résultats des comptes, Cannibal Holocaust c’est :

  • Un film interdit dans une soixantaine de pays. (Genre tu finis en gardav’ en Australie, avant d’être relâché dans l’Outback avec ta bite et ton couteau, le tout poursuivi par des dingos, si jamais t’importe le film).
  • Deux p’tits singes qui ont subis une craniectomie. Et oui, deux, car la première scène avait foiré.
  • Une tortue de mer géante, tué, et bouffé par les acteurs eux-mêmes. (D’ailleurs, on peut voir un des acteurs pleurer.)
  • Une accusation de meurtre pour Deodato (démentie ensuite, comme expliqué plus haut).
  • Une décapitation de serpent et un cochon abattu à l’arme à feu (Encore une fois, un ou plusieurs selon le nombre de re-shoots de la scène).
  • 2 millions de dollars de recette pour un budget initial de 200 000 balles.
  • Selon le point de vue, un film d’exploitation sulfureux et choquant, ou une critique bien vénère de notre civilisation, capable elle aussi d’être vicieuse et primitive. (Même si tuer les p’tits animaux de la forêt c’est pas cool).
“Michel, il te reste quelques Chocapics dans le nez je crois..”

Once upon a time in Amazonia

Cinq ans après Cannibal Holocaust, et surtout après avoir tourné coup sur coup un remake de la dernière maison sur la gauche, sobrement intitulé La Maison au fond du Parc (allant jusqu’à reprendre des acteurs du film de Wes Craven), et un bis rital fauché nommé Les Prédateurs du Futur (Comprenez par là, une partouze avec Mad Max, le Terminator, et Indiana Jones, avant qu’il ne se fasse violer par Spielberg et Lucas, bien entendu), le fils prodigue, j’ai nommé Deodato, revient au genre qui a fait sa renommée internationale !

“Moi j’voulais pas jouer dans ce film en vrai, j’voulais être gynécologue.. T’A BRISÉ MON RÊVE RUGGERO!”

En gros, une bande de personnes de la télé partent dans une chasse à l’oie sauvage pour retrouver le fils disparu de leur patron. Malheureusement pour eux, ils vont se heurter à l’impayable cannibale Michael Berryman, ainsi qu’à une tribu anthropophage.. Bon, comment dire.. C’est pas vraiment un chef d’oeuvre. Deodato se tire une balle dans le pied à vouloir en faire des caisses, se perds dans side-stories casse-burnes, et nous sort du grand guignol avec un cannibal samouraï adepte du sabre..

“-Viens dans mes bras, mon copain. -Cimer frère, car là j’ai vraiment grand besoin d’un gros câlin..”

Certes c’est gore, d’accord pour l’abandon des meurtres réels d’animaux (qui reste repris, mais cette fois dans des stock-shots), mais ça reste plat, avec des acteurs en roue libres. On notera une musique de Claudio Simonetti qui sent bon les démons de minuits et les gros synthés.

C’est kitsch, mais qu’est ce que c’est booooon!

Et c’est avec ce film que s’achève l’odyssée de Ruggero Deodato dans le genre du cannibalisme, qu’il soit purement voyeur, gratos ou p’têtre un p’tit peu politique quand même.. Pourtant le genre n’a pas encore fini de dévorer des gens et de participer activement à la destruction d’espèce en voie de disparition..

Du cul, du sang et des animaux. Bigger And Louder :

NYC Main Title – Roberto (From Cannibal Ferox Soundtrack)
Et un p’tit regard caméra pour la gosse au centre!

Après le succès de Cannibal Holocaust, bon nombres de réalisateurs ont sniffé le filon du Cannibal Movie jusqu’à la moelle (cinq sont sortis la même année que Cannibal Holocaust, dont un réalisé par Tsui Hark en personne). Parmi ces réalisateurs, on retrouve notamment ce bon vieux Umberto Lenzi, qui avait initié le genre presque dix ans plus tôt avec Man From The Deep River, dont on a déjà parlé. Il livre d’ailleurs le film qui est pour moi, le meilleur ersatz du film de Deodato, à savoir : Cannibal Ferox !

Woman from the deep river/Make them die slowly

Les piercings aux tétons, c’était la mode à l’époque.

Un an après Cannibal Holocaust, on a à faire à un cas plutôt particulier. Le type qui à inspiré Ruggero Deodato, revient à la charge pour s’inspirer de celui qu’il à inspiré. Vous suivez ?
Cette fois on abandonne le Found-Footage, pour un coté plus cinématographique (Calme toi, c’est pas du Tarantino non plus), avec un style encore plus provocateur, et qui peut sembler racoleur. Bon, ok, c’est sûrement le cas, mais posons les bases. Cannibal Ferox, de quoi est ce que ça parle ?

Cette scène me fait mourir de rire, sûrement à cause du type impassible avec son string en paille dans le fond.

Nous y suivons les aventures d’une bande d’étudiants en anthropophagie, qui tente de démentir les rumeurs parlant de tribus cannibales. Arrivés dans un village ils tombent sur deux joyeux lurons, dans le business de l’émeraude et de la cocaïne, et il se trouve que ces deux gracieux enculés, ont réduis le village en esclavage. Et puisqu’ils ne trouvaient, à priori, pas ça suffisant, ils décident de violer une des indigènes. Ce qui va entraîner une révolte dans le village, et piéger nos étudiants, avec ces deux tarés.

Ce qui étonne avec ce pitch, c’est qu’il est, mine de rien, déjà plus complet que celui de Cannibal Holocaust, et sa façon d’aborder l’anthropophagie est tout aussi différente. Ici, les étudiants ont raison sur leur théorie, les cannibales n’étant pas cannibale au sens premier du terme, mais plutôt au sens mystique, ces derniers dévorant leurs tortionnaires pour un rituel de guerre, et non pas pour se nourrir comme dans son aîné.

Pleure pas, on voit bien qu’il est pas empalé dessus, c’est Jean-Bertrand il a été figurant sur RoboWar!

Mais malgré ça, Umberto Lenzi tente quand même de jouer à Qui à la plus grosse ? avec Ruggero Deodato, en allant encore plus loin dans le gore et la provocation. Par exemple, je suis sûr que ça s’est passé plus ou moins comme ça sur le plateau :

Umberto Lenzi : Ah ouai, il empalé une meuf par l’anus ? Dans ce cas j’vais couper le zob d’un mec en gros plan, il va faire quoi Deodato ? Il va m’appeler Papa! Tiens appelle Micheline, on va la pendre par les tétons! (T’a pas une trace à dépanner ?)

Psychologue : Monsieur Lenzi, sur un échelle de 1 à 10, votre niveau de bien-être est à combien ?

Umberto Lenzi : Oui.

Bon, j’vous passe le fait qu’il à ÉVIDEMMENT (ça fait toujours autant mal au cul de devoir dire ça) flingué pas mal de p’tits animaux tout mignons sur le plateau et qu’il à sûrement traumatisé ses acteurs.

Malgré le bâchage, involontaire parfois, que le film s’est bouffé (une moyenne de 40% sur Rotten Tomatoes), Cannibal Ferox, mis en parallèle avec Cannibal Holocaust, est une bonne alternative du genre. C’est plus qu’un concours de bite, c’est une nouvelle vision de l’anthropophagie, certes dans un style encore plus provoc’ (et un brin racoleur, Lenzi n’est pas Carpenter), et moins en roue libre dans son style. Moins en roue libre dans le sens où Lenzi, laisse tomber le côté Documenteur, pour une approche toujours plus viscéral mais également plus dans les carcans filmiques de l’époque.

Vu les naseaux du type, ils devaient bien s’éclater sur le plateau.. Ou pas.

Ersatz, étrons fumants et tripailles

Bien évidemment ces films ne sont pas les seuls, on pourrait citer, entre autre Anthropophagous de Joe d’Amato, le film vendu sur le “simple” fait qu’un cannibale se mange lui même, sa suite Horrible (dont le seul point positif est de contenir un caméo de Michele Soavi, futur réalisateur de Sancturaire en 1989, et surtout de Dellamorte Dellamore en 1994), ainsi que de Viol sous les tropiques (Emmanuelle et les derniers cannibales), huitième film de la saga Black Emmanuelle (saga érotico-horrifique, basé sur la saga française Emmanuelle) tout les trois de Joe d’Amato.

Dans la catégorie : c’est censé être un fœtus, mais on sait tous que c’est un poulet, est nominé Anthropophagous.

Et c’est ainsi que ce genre fût quasi mort-né, enfin presque.. Car c’était sans compter sur le roi incontesté des nanars fumant, le roi du déterrage, ce bon vieux Bruno Mattei (rien que d’écrire son nom, j’ai déjà une bière à la main, c’est dire!)
Alors, ce bon vieux Bruno c’est le mec qui te fait un film, du scénar’ à la sortie en 2 semaines montre en main, qui te fait un film gore avec 10 balles et un Twix. J’irais même jusqu’à dire que c’est un visionnaire, sérieux, ce mec était dans le futur. C’est quand même le type qui à pondu Terminator 2, UN AN avant LE Terminator 2 qu’on connaît! Bon, j’arrête de déconner, en réalité, c’est juste un pompage bouseux d’Aliens, sauf qu’en plus des bestioles, il y a ajouté un cyborg.

Mais quand va donc s’arrêter la fumisterie ?

Parce que c’est ça le génie de Bruno Mattei, on prend une recette qui marche, et on refait la même, version cheap (coucou les mecs de chez Asylum, vous seriez pas italiens des fois ?). Parce que Mattei c’est 40 piges de carrière dans le Z le plus ultime possible! Vous connaissez Commando avec Schwarzenegger ? Il a fait Strike Commando ! Robocop ? Boh, il à fait Robowar! Les Dents de la Mer (A.K.A. Jaws) ? Mais enfin, Les dents de la mer 5, vous savez, Cruel Jaws, un classique!

Enfin bref, il est venu foutre le nez dans ce délire Cannibale ! Mais… en 2003. Personne ne sait pourquoi.. Mais la raison Bruno ça lui en touche une sans faire bouger l’autre. Il veut son film de cannibale, alors il va en faire.. Deux ! C’est ainsi que naquirent.. Pas les supers-nanas, mais Horror Cannibal 1 & 2 !

Et très franchement j’ai pas de mots pour décrire ça, mais si vous tentez l’expérience, prévoyez un gros bol de chips, et zappez les bières, à ce stade là ça ne vaut plus le coup.. Non prenez de l’Absinthe, ou alors, vraiment si c’est la galère, vos meilleures bières de clodo, de préférence tièdes. Sur ce, je vous laisse avec les bandes-annonces, qui résume à elles seules, tout le délire que sont ces deux films :

Ne faites pas de jeu à boire avec les scènes pompées sur d’autres films.
“Alors, toujours prête à faire la pute Grace?” Magnifique.

À noter cependant que les réalisateurs crédités sont Martin Miller, et Vincent Dawn qui sont tout les deux des noms d’emprunts, ça reste Bruno Mattei. Qui d’ailleurs nous à quittés en 2007 des suites d’une tumeur cérébrale. Après près de 70 films, qui n’attendent que d’être découvert, pour votre plus grand plaisir..

Quand y’en à plus, y’en à encore..

Roberto Donati – Eaten Alive (From Cannibal Ferox Soundtrack)

Le genre a, réellement cette fois, fini par lasser le public, le tour du sujet ayant été fait. Mais le genre, bien que très rare actuellement, n’est pas mort et enterré. On sort des sentiers précédemment tracés, mais en 2001, nous avons eu droit à Trouble Every Day avec Béatrice Dalle, où cette fois l’anthropophagie est traitée sous la forme d’un trouble obsessionnel du comportement, particulièrement du côté sexuel.

Une esthétique ultra oppressante, qui rappelle Alain Robak.

On pourra également citer également The Green Inferno d’Eli Roth, un mec qui n’a jamais caché sa cinéphilie, ni son amour du genre. Avec le recul, c’était plutôt évident qu’il s’y colle un jour. Malheureusement c’est un rendez-vous manqué. Et c’est con.. Malgré ses défauts (Perso’ archétypaux, histoire qui tient sur un timbre… et ses faibles résultats, ça reste un film qui divise. Pourtant, on peut sentir l’affection toute particulière de Roth sur ce genre, les scènes gores, sont brutales, et plutôt gratuites, comme elle l’était dans les 80’s. En plus, cette fois pas d’animaux qui se font ouvrir le crâne ! Reste une scène d’excision, tant teasé dans le trailer, qui malheureusement fait l’effet d’un pétard mouillé. Pourtant, il y a mit tout son cœur, et ça se voit ! Dans les visuels, les maquillages, les effusions de violences, la jungle étouffante, les personnages suintant à l’écran, et j’en passe. N’hésitez pas à vous faire votre propre avis, ça vaut vraiment le coup d’œil !

Avouez qu’on est loin des strings en pailles des 80’s !

Et pour finir, on va revenir en France, avec le coup de cœur Grave de Julia Ducournau. C’est l’histoire de Justine, végétarienne comme tout le reste de sa famille, qui va lors d’un bizutage, être forcée à manger de la viande. Le moins qu’on puisse dire c’est que cet événement va faire partir sa vie en couille, grave. (C’était monsieur Jeu de Mots !)

Et quelle claque ce film! Mais pas la petite pichenette, c’est vraiment la bonne claquasse de forain, celle dont tu n’attends pas grand chose, mais qui te décolle la gueule. Cette fois, on se rapproche plus d’un Trouble Every Day, dans le sens ou le cannibalisme est encore une fois traité de façon symptomatique, mais avec une nouvelle approche visuelle, on sent que Ducournau à bouffée du Cronenberg, et ça fait plaisir de revoir ce sous-genre de l’horreur en France.

Omnomnomnom, ils sont fort bien goutûs

En bref, le Cannibal Movie, est un genre qui se fait de plus en rare, mais qui à mine de rien plusieurs titres cultes (ou qui deviendront culte, c’est sûr), et de belles années derrière lui. Pour peu que l’on cherche du gore, du choquant, ou tout simplement un gros nanar des familles à se coller en fin de soirée un samedi soir, après avoir torché la cave du grand-père, vous voilà avec un p’tit paquet de films à voir, le tout, ou presque, sous le sunlight des tropiques ! (Calme toi Gilbert..)

Balance ton commentaire

Suivez-nous sur facebook

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 36 autres abonnés