[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story : Roanoke » – Chapter 10 (6×10)

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L’unique survivant des massacres de Roanoke se trouve confronté à la liberté mais aussi à l’opinion publique. Son passage dans une célèbre émission de témoignages devrait l’aider à surmonter la tragédie…

C’est désormais officiel, American Horror Story : Roanoke est l’une des meilleures saisons d’American Horror Story. Maîtrisée, tenue, surprenante, horrifique, cette sixième fournée a rendu l’anthologie de FX intéressante à nouveau. Cela est du à son casting exceptionnel tant en quantité d’acteurs qu’en qualité de jeu mais aussi à ses hommages aux précédentes saisons. Chaque épisode des cinq premiers renvoyait à la saison du même numéro; l’épisode 1 à la saison 1, l’épisode 2 à la saison 2… Mais à partir du sixième épisode, la série est partie en roue libre et a offert un WTF le plus total à tous. Ce dixième épisode, vendu comme un ultime cycle, vient couronner ce tour de force.

On avait laissé l’épisode 9 sur la révélation de l’identité de l’unique survivant de Return To Roanoke : Three Days In Hell. Escorté par la police, celui-ci allait forcément être confronté au monde extérieur et aux questions de la foule. Après avoir critiqué les émissions sensationnelles de télé-réalité qui déforment et manipulent puis Hollywood dans son ensemble, Ryan Murphy a choisi la douloureuse histoire des survivants et des parts d’ombres qui subsistent à chaque témoignage.

Et qui mieux que la journaliste emblématique d’American Horror Story pour guider le spectateur ? Sarah Paulson incarne à nouveau Lana Winters, la tragique héroïne d’American Horror Story : Asylum. La scream queen lesbienne devenue la battante et combattante en fin de saison revient pour questionner le survivant. On ne va pas se plaindre car la présence de Sarah Paulson, peu importe le rôle, est un plus tant cette actrice est géniale et mérite des prix. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait car l’an passé lors d’American Horror Story : Hotel, elle avait déjà repris son rôle de médium tenu dans la saison 1. Or, cette médium avait évoqué un certain massacre de Roanoke…

Mais l’épisode n’est pas là que pour ça, il contient une foule de détails et d’informations. Il présente notamment un aspect classique de la promotion d’une série : les festivals et les fans. Cela a été la clé de tout. Il est passionnant de voir la déconstruction totale de la saison, le sujet n’a jamais été l’horreur mais l’envers du décor. Les cinq premiers épisodes ne furent qu’une vaste introduction, une fumisterie destinée à masquer la vraie teneur du show. Tout est travaillé dans cet épisode dans ce sens afin de coller au-mieux à la télévision actuelle. Le montage est efficace, brûlant, bouillant pour retenir au maximum le spectateur. La série adopte un ton vulgaire pour mieux ressembler aux programmes existants.

L’écriture est, une ultime fois, maîtrisée de bout en bout et le casting offre un jeu exceptionnel pour la plupart. La première partie n’a pas du leur demander beaucoup d’efforts mais la suite a demandé de bons acteurs et Ryan Murphy les a eu. Et pour une fois, Ryan et ses scénaristes ont décidé d’être honnêtes avec le spectateur et de lui donner tous les éléments pour comprendre au-mieux cette saison qui sera unique dans l’histoire de la télévision.

Pour la première fois en six ans, American Horror Story s’adresse à ses fans directement et leur a offert un final explosif qui devrait achever de faire triompher cette saison.

"American Horror Story : Roanoke" - Chapter 10 (6x10)
5

Conclusion

Un épisode probablement parfait de par son message et son montage.

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