American Horror Story : 1984 – Critique

Après un premier épisode qui n’a pas soulevé les foules, American Horror Story a déroulé sa neuvième saison dans une relative indifférence générale. Arrivée au terme de ses neuf épisodes, il est temps de faire le bilan sur 1984.

FX

Après 9 épisodes, force est de constater qu’American Horror Story a perdu de sa superbe au fil des saisons. Si l’horreur reste présente, elle est devenue convenue, attendue, anticipée. La faute a une superposition d’histoires où chaque personnage a un besoin viscéral d’être creusé et justifié alors que non. Cela est encore plus criant dans cette neuvième fournée qui joue sur les codes du slasher, genre qui ne demande aucune justification sur ces personnages. On notera la présence de deux, trois figures qui se détachent et semblent être les héroïnes de cette saison (Brooke, Montana ou encore Margaret) mais c’est assez bateau et cliché pour nous faire rentrer en empathie avec elles.

Cela se voit particulièrement dans l’épisode 5, “Red Dawn“, qui est probablement ce qui se fait de pire en matière d’écriture avec accumulation de non-sens, de WTF permanents et de twists prévisibles au possible. Cela ne va pas aller en s’arrangeant sur la fin de la saison qui peine à justifier son existence et va jusqu’à nier le concept même de slasher. Tout est gratuit et non-maîtrisé, tel un bateau lancé au coeur d’une tempête sans capitaine. On évoquera même pas la révélation-phare de l’épisode qui est une insulte à la série et à son coeur.

FX

On passera sous silence l’épisode 6, le fameux épisode 100, moment fort d’une série qui ici est relégué à un simple rôle de fan-service et n’apporte pas grand chose à l’ensemble tant les révélations semblent forcées et prévisibles. Si les liens avec les autres saisons étaient sympa auparavant, ici, c’est rentré au forceps et ça tient peu la route. Ce qui reste sympa dans cette série est le casting toujours over-the-top et avec pas mal d’anciennes têtes qui reviennent.

Les trois derniers épisodes reprennent ce qui se fait de pire actuellement dans le genre : les suites. On prolonge le plaisir et le concept du slasher sur un nouveau groupe mais avec la présence des survivants du précédent opus. Bien sûr on va mettre une révélation comme Ryan Murphy les aime et essayer de briser les attentes du spectateur mais, au final, on a plus le sentiment de voir des épisodes rajoutés au dernier moment pour atteindre le nombre d’épisodes prévu.

Alors que l’avenir d’American Horror Story est incertain (on évoque une ultime saison 10 en forme de pot-pourri où tout le casting reviendrait mais aussi une prolongation pour 10 saisons supplémentaires), cette neuvième saison prouve que la série n’a plus rien de l’horreur pure de ses débuts et se contente de copier les codes du genre et de faire sa vie dans son coin.

Conclusion
Dopée aux années 80 et aux films de genre de l'époque, cette neuvième saison d'American Horror Story se révèle être un pétard mouillé. L'écriture se sent obligé de justifier l'existence de cette saison et de ces personnages. On notera une légère amélioration sur la fin mais il serait temps de songer à ranger les cameras. 
2.5
Note de la saison

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