After Midnight de Jeremy Gardner et Christian Stella – Critique

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Quand sa petite-amie disparaît soudainement en laissant une note comme seule explication, la vie confortable de Hank est chamboulée. C’est sans compter sur un monstre qui hante la forêt aux alentours.

GARDNER LE HUNTER

Après avoir été terrorisé par les zombies dans son excellent premier film The Battery, puis s’être autoproclamé roi de la survie dans le Mockumentary Tex Montana will survive ! Jeremy Gardner s’associe avec Christian Stella, son “sound designer”, pour co-réaliser : After Midnight, un film qui parle de relation amoureuse sur fond d’attaque de monstre. 

Jeremy Gardner est encore très peu connu en dehors de son pays, seul The Battery est disponible en France (merci Zylo et Netflix). Néanmoins, son univers est reconnaissable et se distingue sur ses trois films : une production à petit budget, un nombre d’acteurs réduit au minimum et des décors naturels. On peut faire de très bons films avec une petite équipe et de l’imagination. After Midnight en est la preuve.

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GARDNER LE MONSTER

Dans After Midnight, Hunk (Jeremy Gardner) est en couple avec Abby (Brea Grant). Les deux tourtereaux s’installent dans la maison familiale de Hunk qui se situe dans le middle of nowhere (déjà-vu avec l’excellent What Keeps You Alive et le passable Hooneymoon and co). Cette histoire qui débute comme une magnifique idylle se ternit avec le temps et Abby disparaît mystérieusement en laissant comme adieu une note dans la cuisine. C’est à ce moment qu’Hunk est poursuivi par un monstre qui tente d’entrer chez lui toutes les nuits.

Des questions se posent. Hunk est-il tombé dans une dépression après le départ de sa femme ? Se croit-il persécuté par un monstre ? Est-il sain d’esprit, et de fait, le monstre dans son jardin est réel ? Sa petite amie serait-elle le monstre tant redouté ?

After Midnight parle beaucoup. Les dialogues, toujours parfaitement écrits par Gardner, sèment des indices sur la relation des deux tourmentés. Il utilise également la bande originale (dont la sublime musique composée par Eric Krans et Jen O’Connor) pour passer des messages subliminaux dans les oreilles des protagonistes. Et si le monstre était juste en nous ?

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APOCALYPSE DREAM

After Midnight n’est pas un film d’horreur classique où le sang coule à flot avec un monstre qui surgit toutes les dix minutes. Il est avant tout un film d’amour apocalypse. Comme Bellflower d’Evan Glodell, c’est la relation humaine qui crée l’effondrement, le chaos et la culpabilité.

Comme pour The Battery, Jeremy Gardner utilise la lenteur de son métrage pour donner corps et affection à ses personnages. Problème : à force d’étendre la ficelle, elle se finit par se détendre. Mais il suffit d’une scène pour redonner de la vitalité au film. En plein milieu de cette intrigue, les réalisateurs nous offrent une magnifique séquence aux longues tirades pleine de vérités. C’est beau, c’est émouvant. On adoucit le cœur, pour mieux le brûler ensuite.

Méfiez-vous du monstre qui dort. After Midnight n’oublie pas ses origines. Le film offre à son spectateur l’un des meilleurs jump scares que l’indépendant a su créer. Son final vous surprendra. Vous n’oublierez pas After Midnight après l’avoir vu.

After Midnight de Jeremy Gardner et Christian Stella – Critique
Conclusion
After Midnight n’est pas exempt de défauts et ne fera pas l'unanimité auprès de tous les spectateurs. Cependant, il reste un film d’horreur sympathique et surprenant comme savent faire les réalisateurs indépendants.
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3
After Midnight

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