[CRITIQUE SÉRIE] « The Walking Dead » – Fin de saison – Saison 7

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Le groupe de Rick se retrouve plus divisé que jamais entre les communautés. Le shérif tente de rallier tout le monde à sa cause mais le combat ne se fera pas sans peine et sans perte.

The Walking Dead vient de refermer sa septième saison et le résultat n’est pas glorieux. Si les audiences sont restées élevées pour la chaîne AMC, la série a perdu beaucoup de spectateurs au cours de la diffusion des 16 épisodes. La faute a un cliffhanger raté en fin de saison 6 et une écriture poussive. La série avait 16 épisodes pour s’imposer comme la série dramatique par excellence, elle a réussi l’exploit de perdre ses fans, sa crédibilité et son intérêt dans une fin de saison bâclée.

The Walking Dead a toujours aimé prendre son temps et cela lui a souvent porté préjudice. Certains se souviendront du fiasco de la saison 3 et de l’arc de la prison tandis que d’autres ont encore en tête l’introduction de Negan qui a durée une demie-saison. Negan est encore le problème dans la saison 7. S’il était assez drôle de voir les scénaristes ruser pour introduire l’un des plus grands méchants de la BD moderne à coup de petites références et jeux, il est plus inquiétant de voir ce même pôle d’auteurs ne pas savoir quoi en faire. S’il est clair qu’ils peuvent remercier le comic-book pour fournir des scènes iconiques, l’ensemble manque de saveur.

Si les méchants sont ratés, les héros ne sont pas mieux. La faute a une écriture morcelée du fait de l’éclatement des personnages. S’il est souvent difficile d’écrire une série chorale, certaines séries arrivent à le faire et à captiver. Game Of Thrones, diffusée sur HBO, prouve qu’on peut avoir de multiples personnages et basculer de l’un à l’autre sans souci. Dans la série d’AMC, cela est laborieux, on a le sentiment qu’on parle des personnages sans savoir pourquoi. Carol passe ainsi une tête de temps en temps histoire de dire qu’elle a un contrat d’actrice. Il en est de même pour Rosita qui n’est mise en avant que dans l’épisode 14 et, encore, cela se fait par le prisme de Sasha et d’Abraham. Il est regrettable de devoir attendre 14 épisodes pour la voir évoquer la perte de son amant et justifier son comportement depuis.

Maggie ne s’en sort pas mieux et son échange avec Jesus dans ce même épisode 14 en est la preuve. Les scénaristes tentent de creuser le personnage de Jesus mais le font avec une telle discrétion qu’on rigole plus qu’autre chose. Cet épisode 14 est le seul notable dans la deuxième moitié de la saison 7 tant tout sonne faux. Daryl et Maggie évoquent la mort de Glenn avec des lignes de dialogues plutôt mauvaises. Une telenovela n’aurait pas réagi autrement. Du côté du Royaume et de Rick, rien de neuf, on discute, on se ballade, on se soumet, on attends.

Enfin, si l’écriture n’est pas top, la réalisation est un désastre. On ne reviendra pas sur les fiasco de la biche, des intérieurs ou de la décharge mais l’ensemble manque de souffle et d’épique. On sent clairement que les scénaristes ont tout misé sur l’épisode 16, le final de la saison.

Malheureusement, si l’épisode est plutôt bon. Il souffre des précédents. Depuis le début, les fans savent comment cela va se terminer : par l’introduction du « All Out War« , arc scénaristique monstrueux et massif à la publication effrénée qui a probablement sauvé le comic-book de Robert Kirkman et Charlie Adlardmais c’est un autre débat. Si la mort d’un membre du groupe de Rick était nécessaire, elle est faite sans humanité, sans conviction car l’identité de la victime était connue depuis presque un an. Cela ne change rien au fait que la saison 8 devrait être portée sur l’action et le choc des idées; on a le sentiment de dire cela de chaque saison mais bon. On retiendra de ce final la tirade de Jeffrey Dean Morgan a qui revient la lourde tâche de faire oublier le désastre de la saison 7 et de rappeler la terreur présente lors de la saison 6 pour mieux surprendre dans la saison 8.

Cette saison 7 se clôt sur sept épisodes qui laissent un goût amer. Un gros sentiment de gâchis, tant scénaristique que dans la réalisation, domine malgré des idées intéressantes. La saison 8, censée être plus violente et intense, va devoir rééquilibrer le tout.

Rendez-vous en octobre 2017.

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