TOP 2017 : Les meilleurs souvenirs de l’année de la rédaction

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La fin d’année approche à grands pas et il est temps, pour nous, de consacrer les derniers jours de 2017 à l’élaboration de notre traditionnel top de l’année. Cette année, nous bouleversons nos habitudes en proposant nos meilleurs souvenirs dans le cinéma de genre en 2017. Toute la rédaction figure dans cette création originale. N’hésitez pas à nous envoyer votre meilleur souvenir de l’année.

Notre rencontre avec Julia Ducournau, le meilleur souvenir de Tanguy

Je plaide coupable, j’ai littéralement gavé l’ensemble la rédaction du CinemaClubFR à propos de Grave et ce, pendant presque un an et demi. Matin, midi, soir, je ne pouvais m’empêcher de parler de ce film tant celui-ci me paraissait (et me paraît encore) important, que cela soit pour ce qu’il représente au sein d’un cinéma français qui, timidement, ose de plus en plus de choses mais également d’un point de vue beaucoup plus personnel. Ma passion pour le film avait déjà été amplement récompensée lorsque Garance Marillier, actrice principale du film, a eu l’extrême gentillesse de m’accorder une interview très en amont de la sortie du film mais ce que je ne savais alors pas encore, c’est que quelques mois plus tard, Julia Ducournau herself allait également accepter de nous rencontrer, Alexandre et moi-même, uniquement grâce au quasi « lobbying » (pour reprendre ses termes) dont j’ai pu faire preuve pendant des mois sur les réseaux sociaux. En a résulté une rencontre d’une heure tout simplement passionnante, riche en discussions diverses sur son film, ses influences, son parcours mais pas que.

On dit souvent qu’il ne faut jamais rencontrer les personnes que l’on admire sous peine d’être déçu(e) mais dans ce cas précis, cette rencontre n’a fait que confirmer toute l’estime et le respect que j’éprouve envers Julia Ducournau et sa vision du cinéma. Ce petit moment privilégié m’a profondément marqué à jamais et son humanité ainsi que la sincérité dont elle a fait preuve m’ont véritablement donné la force de m’engager dans des projets cinématographiques plus ou moins ambitieux afin de pouvoir à terme, je l’espère, arriver au même stade qu’elle dans quelques années… Une fois encore, merci infiniment.

MOTHER!, le meilleur souvenir de Laura

Ma plus grosse attente de l’année (Get out) a vite été détrônée par le dernier film de Darren Aronofsky, non pas que Jordan Peele m’a déçue au contraire, mais Mother! est pour moi le chef d’œuvre de ce (début de) siècle. Je n’en attendais rien encore moins avec les premiers trailers très mystérieux, dans cette lancée j’avais donc évité toute promo et suis allée à l’avant première avec mon vagin et mon couteau. La surprise n’en fut que meilleure, rien ne préparait, ni moi ni personne, au spectacle que Mother! allait nous offrir. J’ai pleuré. Pleuré pendant la dernière heure parce que j’étais devant un grand film. J’ai été touchée par chacune des thématiques de Mother!, son nihilisme frappant (si seulement il n’y avait que ça) comme un reflet jusqu’au boutiste de notre époque et de ma façon de penser. Indépendamment de tous les reproches qu’on puisse faire à Mother!, son pouvoir divisionnaire chez les spectateurs fait de ce long métrage un pilier des années 2000 qui fera longtemps parler de lui.

Le BOULOGNE HORROR SHOW 2, le meilleur souvenir d’Alexandre

L’année dernière, nous (la rédaction du CinemaClubFR) nous sommes lancés dans la création d’une nuit cinématographique à halloween à Boulogne-sur-Mer. Le Boulogne Horror Show. Cette année, nous avons réitéré l’événement avec une soirée sous le thème du paranormal. Au programme : L’Exorciste, Dead Silence, une démonstration du jeu P.T. de Silent Hills et la projection d’un épisode d’enquêteurs du paranormal. Cette seconde soirée de l’horreur a été un énorme succès et je remercie encore les personnes qui ont partagé cette nuit d’halloween avec le CinemaClubFR ! En deux ans, le Boulogne Horror Show s’est fait un nom dans la région des Hauts-de-France. France 3 s’est même emparée de l’événement avec la réalisation d’un reportage sur cette nuit particulièrement sanglante. Malgré ces loooongs mois de préparation, cette seconde édition a été révélatrice pour nous : les fans de la première édition sont revenus, les nouveaux spectateurs reviendront l’année prochaine. Je voudrais remercier toute l’équipe du CCFR qui est venu, souvent de loin, pour préparer physiquement cette deuxième édition (Laura, Aymeric), mais aussi Cédric et Maxime qui ont menés une main de maître le bon déroulement de la nuit. Un grand merci également à l’association La Tête dans les Images et à la Mairie de Boulogne-sur-Mer pour leur soutien !

ÇA, le meilleur souvenir de Rudy

Septembre 2017, rien de plus harmonieux qu’une rentrée comme celle-ci marqué par l’une des histoires les plus terrifiantes de Stephen King : Ça ! Réticent au départ et quelque peu nostalgique de la version téléfilm de 1990, cette découverte de cette nouvelle version m’a littéralement bluffé et a confirmé ce que je défends depuis des années ! Le cinéma d’épouvante n’est pas mort ! Malgré la gêne d’un public trop immature ayant assisté à la projection dans un cinéma de la banlieue parisienne, ni même les railleries et les cris n’ont suffit pour me foutre une véritable frousse, un renouveau du genre, un clown démoniaque, une ambiance pesante, une photographie hors norme, tous les ingrédients étaient réunis afin d’avoir un film qui envoie du lourd en salles obscures.

La 3ème édition du SADIQUE MASTER FESTIVAL, le meilleur souvenir de Olivier

Régulièrement méprisé, le cinéma extrême/underground peut compter en France sur la tenue régulière du Sadique Master Festival, unique manifestation française à le promouvoir. En tant que fan de ce type de propositions filmiques,je me devais d’assister à l’édition 2017. Celle-ci me procura un vif sentiment de satisfaction du fait de la diversité des œuvres proposées (de l’expérimental sordide au slasher érotique en passant par la parodie de A serbian film) et des animations proposés (nombreux stands, organisation au petit soin…).

La projection restaurée en 4K de TWIN PEAKS : FIRE WALK WITH ME, le meilleur souvenir de Valentin

L’événement de 2017, voire même de ce début de siècle, fut la diffusion sur Showtime de la troisième saison de Twin Peaks, 27 ans après le dernier épisode. Si la saison, sous-titrée The Return, a fait couler beaucoup d’encre, elle en fait encore couler après sa clôture (en témoigne l’affrontement des classements sur son statut de série ou de film long de 18h). Mais Twin Peaks a connu un double retour en grâce via la projection dans certaines salles de cinéma d’une version restaurée du long-métrage prequel réalisé par David Lynch en 1992 : Twin Peaks – Fire Walk With Me. Certaines salles ont poussé le vice jusqu’à le diffuser en 4K. Ce fut le cas en ce début de juin soit quelques jours après la reprise de la série culte. Les spectateurs chanceux ont été les premiers au monde à découvrir ce monument de cinéma, cette oeuvre, certes imparfaite, mais néanmoins monstre. Un film qui sert de prequel à la série mais qui annonce surtout, par le biais d’un talent scénaristique dingue, une saison 3 qui, à l’époque, n’était même pas envisagée. On retrouve dans cette fresque tout ce qui fait le génie de ce visionnaire qu’est David Lynch : un amour de l’absurde, des corps, des ambiances et des personnages. 2017 fut l’année de la femme à divers niveaux et David Lynch y a grandement participé.

L’annonce du retour de MICHAEL MYERS, le meilleur souvenir de Marie

Mon bilan 2017 pour le cinéma de genre est au beau fixe, belles sorties comme Grave, Love Hunters, Jigsaw mais la nouvelle qui a fait mon année est le renaissance de Michael Myers. Avec l’annonce de la sortie d’un nouvel reboot réalisé par David Gordon Green et chapeauté par Carpenter pour octobre 2018, mon boogeyman préféré est de retour pour te terroriser pendant ta séance de baby sitting. Retour au sources, avec l’action qui se situe après le premier volet de la franchise, mais aussi par ses acteurs, figures du genre, et qui sont mes premiers amours avec le cinéma de genre. Jamie Lee Curtis va avoir droit à une réunion de famille sanglante avec Nick Castle, qui a interprété Myers en 1978. Cela promet un grand moment de nostalgie, la peur du célèbre masque blanc, un cadeau pour les fans de la franchise dont je fais partie. Merci Blumhouse, on est presque en voie de réconciliation avec ce projet.

ÇA au cinéma, le meilleur souvenir de Venn

J’ai vécu une grande partie de mon année avec le Club des Ratés et Pennywise. Comme pour la plupart de ceux qui liront ces lignes, mon enfance/adolescence a été bercé par la diffusion du téléfilm Ça sur M6 avec le charismatique Tim Curry dans le rôle de Pennywise. Je gardais en tête des images des enfants horrifiés par le clown, des adultes affrontant leurs peurs et du clown surgissant dans une douche à l’école. Tant de souvenirs qui ont été ravivés par l’annonce d’une nouvelle adaptation du livre. Je connaissais déjà le synopsis mais avant de subir une nouvelle adaptation littéraire par le cinéma, je me devais de lire le roman pour rencontrer le clown de Stephen King, le maître de l’horreur.

Lecture des premiers chapitres et je m’imagine les enfants du téléfilm vivre les différentes aventures que j’ai sous mes yeux. Un peu de lecture sur mon balcon ou sur mon canapé avec un plaid, quelques chapitres dans le train, début du second tome pendant que je fais mon touriste à New-York, tranquillement posé le soir sur le balcon de mon AirBnB le soir alors que le calme remplit l’arrière-cour de Brooklyn. Et 1400 pages plus tard, je connaissais enfin le livre culte.

Il me restait un mois avant que le le film ne sorte en salle et je devais encore revoir le téléfilm de Tommy Lee Wallace de 1990 pour être prêt pour cette édition de 2017, vingt sept ans après ma première rencontre avec Pennywise. Ne travaillant pas ce jour, j’ai pu assister à la première séance de l’après-midi avec peu de monde dans la salle. Les yeux grand ébahis, je dévorais cette première scène avec hâte et joie. Mes deux prochaines heures s’annonçaient grandioses et elles le furent.

A GHOST STORY, le meilleur souvenir de Julie

Je n’étais vraiment pas prête à le recevoir, quand ce souvenir horrifique est devenu le mien. J’étais dans le canapé avec une amie, à m’empiffrer de pop-corn au caramel et à me plaindre de ma journée trop longue. Sentant la fatigue arriver, on se décide quand même à se lancer un petit film de fantômes que je reverrai deux fois au cinéma par la suite : A Ghost Story. Et quelle histoire de fantôme ! J’en ai rêvé par la suite, de cette immense réalisation sur le deuil vécu du point de vue de celui qui est parti, sur l’immense tristesse conséquente frôlant bien souvent le risible, sur l’impuissance et la difficulté à se départir de ce qu’on a un jour chéri si fort. Au lieu de se retrouver face à la colère d’un fantôme revenu hanter le monde des vivants, on assiste à la déconstruction de ce cliché par un changement de point de vue amené avec une délicatesse incroyable. C’est brillant, c’est beau, et, même si ça ne fait pas peur pour un sou, A Ghost Story représente à mes yeux la plus touchante histoire de fantômes jamais racontée. Merci David Lowery d’avoir marqué mon année 2017 avec un si beau souvenir.

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