[CRITIQUE SÉRIES] « The Walking Dead – Saison 9 » – Bilan de mi-saison

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Après des saisons récentes en demi-teinte, The Walking Dead arrivait dans sa saison 9 en ayant perdu de sa superbe : chute des audiences, critiques des journalistes et des spectateurs, absence de buzz… La série d’AMC commençait sérieusement à risquer l’annulation. Il a fallu changer beaucoup de choses : une partie du casting, le showrunner et la temporalité de la série. C’est chose faite avec cette première partie de saison 9, une saison marquée par un soft-reboot qui pourrait prolonger la survie des rôdeurs…

L’écriture de la saison est indéniablement de bien meilleure facture qu’auparavant. On oublie les longues discussions sans fin sur la vie, la mort, les zombies et tout le tralala qui venaient plomber les épisodes. Depuis la reprise, et encore plus depuis l’épisode 5, c’est des dialogues ciselés, courts, précis, directs. On perd pas de temps : le monde est brisé (un terme qui revient comme un mantra dans les huit épisodes), les survivants sont brisés et cela va encore plus se fracturer. Il est d’affaire publique que les saisons de The Walking Dead sont travaillées en amont et à cheval. En gros, pendant la diffusion de la première partie, les équipes bossent sur la deuxième mais aussi la saison suivante. Cela se ressent clairement dans cette saison 9. Le ton a changé, il est différent, plus adulte, moins gamin, plus sombre mais avec de l’espoir. Angela Kang, la nouvelle patronne, a eu une lourde tache : préparer l’après-Negan et surtout le départ d’Andrew Lincoln (Rick) et celui de Lauren Cohan (Maggie) toute en introduisant une menace.

S’il est encore trop tôt pour évoquer la nouvelle menace, elle n’arrive qu’à partir de l’épisode 6 et physiquement lors du huitième, les fans du comic-book auront plaisir à constater que la scène d’introduction est un quasi copié-collé des pages de Robert Kirkman et Charlie Adlard. Même si le dernier épisode fera beaucoup parler de lui, en nous rappelant que nul n’est à l’abri de la mort, le monde entier avait les yeux rivés sur les épisodes 4 et 5, les derniers avec Rick et Maggie. On ne reviendra pas sur le sort des deux personnages et des conséquences sur le futur de la franchise mais on ressent une grande satisfaction pour l’un et un sentiment de gâchis pour l’autre. Le spectateur a le sentiment clairement, et pour la première fois depuis la reprise, que leurs départs sont tombés par hasard et on failli faire dérailler le chemin prévu. Passé ce double-épisode d’adieu, on retrouve nos héros plus âgés. Chacun est traumatisé, divisé mais la nouvelle menace pourrait les unifier. La seconde partie de la saison 8 devra le prouver.

L’avantage d’un saut dans le temps, c’est qu’on s’épargne les contre-coups de la guerre. Tout est beau, reconstruit, organisé. Tout roule, pas besoin de s’attarder sur les éventuels soucis autre que les zombies. Ces derniers sont de plus en plus décomposés et le travail de Greg Nicotero et de ses équipes est magistral. Le huitième épisode est de loin l’un des meilleurs épisodes que la série ait connue. Des dialogues précis, vifs, sans grande explication, de l’action montée comme dans un film avec hommage aux aînés et même des scènes qui pourraient faire rire si le ton et la justesse de l’écriture n’étaient pas parfaits pour équilibrer le tout.

Avec cette première moitié de saison huit, The Walking Dead prouve qu’elle en a encore sous le capot, reste à voir si cela peut durer éternellement.

« The Walking Dead - saison 9 » – Bilan de mi-saison
3.8

Conclusion

Après avoir fait sa crise d’adolescence sur les dernières saisons, The Walking Dead change de showrunner et entame son entrée dans l’âge adulte, une entrée qui pourrait bien sauver la série.

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