[CRITIQUE SÉRIES] « The Purge, Saison 1 » – Le bilan de mi-saison

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La mini-série The Purge a atteint la moitié de sa diffusion, 5 épisodes sur les 10 prévus, il est donc temps de faire un premier bilan de cette déclinaison de la célèbre franchise de Blumhouse.

Après un premier épisode plutôt prometteur même si encore flou dans ses intentions, force est de constater que la série n’est pas aussi intense que ses glorieux aînés. S’il est facile de condenser les films à 2h de violence, de jump-sacres et de tensions sociales voire même raciales, le tout renforcé d’une dimension politique dans les volets 3 et 4, les faiblesses de l’équation sont visibles sur un programme de 10h. On ressort de ces cinq premiers épisodes avec le sentiment d’avoir vu un ersatz de brouillon d’un projet vaguement similaire à la saga cinématographique. Les scènes sont étendues au-delà du raisonnable et il y a un besoin urgent de tout justifier par l’image, absolument tout. Un groupe de héros a fait un plan à trois, on le montre, une avocate veut se venger de son boss autoritaire, on montre de multiples scènes d’humiliations digne d’un spot anti-capitalisme. Le seul à tirer son épingle du jeu est l’ex-soldat en quête de sa sœur partie rejoindre une secte quelconque. On pourrait envisager qu’un tel bourbier scénaristique serait sauvé par une violence pure, brute, sublime mais il n’en est rien.

C’est d’une platitude dingue, avec des dialogues de plus en plus longs et des moments penchants sérieusement vers le WTF permanent. On notera de rares scènes pleines de lucidités où l’on revient aux basiques de la série : de la musique techno/rock, des néons, des flash et deux/trois cadavres bien massacrés. Mais, sur ces cinq premières heures de programme, cela reste trop espacé pour empêcher les bâillements ou sursaut lorsqu’on s’est endormi devant. Les films reposent sur un schéma simple : quelques minutes avant la Purge, la Purge et quelques minutes après. Dans la série, on a l’impression que les scènes pendant la Purge se passent avant la Purge. Mention spéciale à l’arc narratif autour des pauvres riches qui font la fête pendant que le monde s’entre-tue : on a rien contre deux amantes en robes à dollars en train de se confier sur leurs états d’âmes mais faut pas que cela dure sur 3 épisodes.

Si la mini-série n’en est qu’au-milieu de sa diffusion, on peut pas dire qu’elle soit un franc succès (tant dans ses audiences que son écriture), l’ensemble est plat, sans relief et surtout sans action. On reste sur sa Purge.

The Purge est disponible sur USA Network et Amazon Prime Video.

Conclusion

The Purge ne devrait être qu’une mini-série, espérons le.

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