[CRITIQUE SÉRIE] Que valent les trois premiers épisodes de la série The Mist ?

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Une petite ville se retrouve cernée par une mystérieuse brume. Les habitants se retrouvent éparpillés dans la ville et essayent de survivre tout en cherchant une explication.

Stephen King a toujours connu des adaptations de ses romans. Certaines étaient de bonne facture comme Carrie de Brian De Palma, Misery par Rob Reiner, d’autres ont divisé les fans comme Shining de Stanley Kubrick et d’autres étaient assez mauvaises comme Under The Dome diffusée sur CBS. Dans les adaptations divisant les fans, on retrouve The Mist par Frank Darabont. C’est ce roman qui fait l’actualité puisqu’il connaît une deuxième adaptation via la chaîne américaine Spike TV. Que vaut cette relecture d’un des romans les plus célèbres du prolifique King ? Réponse avec la critique des trois premiers épisodes.

La chaîne Spike TV a décidé de mettre toutes ses chances de son côté en diffusant le pilot puis en mettant en ligne les deux épisodes suivants via son application Spike TV. C’est un calcul de plus en plus souvent réalisé par les chaînes pour rentabiliser un maximum le buzz autour du produit. Clairement, elle a eu raison de faire ce choix car les trois épisodes permettent de vraiment cerner les personnages et la trame. Le pitch est simpliste donc l’écriture ne met pas l’accent sur la brume, elle est là, elle envahit et elle « tue« .

La force de la série réside dans son aspect « analyse humaine » similaire à The Walking Dead. On a toutes les religions, toutes les ethnies et toutes les sexualités. On relèvera des clichés assez nombreux dans le pilot : le jeune gay gothique, le quarterback sexy, la prof haïe, la vieille bigotte (formidable Frances Conroy, échappée d’American Horror Story) ou le militaire amnésique… S’ils sont nombreux, ces clichés ne gênent en rien le déroulé de l’épisode puisqu’ils prendront de l’importance par la suite.

Contrairement au film, la série multiplie les lieux d’actions. Le pilot nous les présente pour la plupart avant de laisser les épisodes suivants les développer et les connecter. On retrouve le centre commercial, qui se rapproche plus de celui de la saga de George Romero que de la supérette de Frank Darabont, le commissariat et son lot de personnages étranges, une église et même un lycée. Chaque lieu sera exploré et aura son importance. Ce procédé a un désavantage majeur : rompre la tension. On saute d’un lieu à l’autre et cela créé une rupture dans l’ambiance. Plus la série se déroule, plus celle-ci se retrouve angoissante au possible.

L’ambiance est justement le point fort de ces trois premiers épisodes. Elle est ciselée pour être angoissante au possible à base de longs travellings, de sons sourds et graves. On notera un petit effet façon Fish Eye lors des scènes dans la brume. L’horreur est bien évidemment présente avec une dose de sang et de violence plus élevées que dans le film.

Avec ses trois premiers épisodes, The Mist s’éloigne du film pour se concentrer sur le moteur du livre de Stephen King : l’introspection humaine par le prisme de la survie. Une réalisation léchée et un casting solide qui devrait combler les fans.

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