[CRITIQUE SÉRIES] « The Exorcist » – Chapter Two : Lupus In Fabula (01×02)

No Comment

the-exorcist-01x02-1

Quand l’archevêque Egan refuse à Tomas de pratiquer un exorcisme sur la fille d’Angela, le Père Marcus quitte Saint Aquinas et se joint à la croisade de Tomas. Celui-ci voit son ex-femme resurgir dans sa vie.

Si le premier épisode de The Exorcist était plutôt solide, ses audiences le sont beaucoup moins. Le pilot a démarré devant 2.8 millions de spectateurs et ce chiffre est tombé à 2 millions pour ce deuxième épisode. La série destinée à faire peur aux spectateurs se retrouve donc à se faire peur à elle-même et il y a de quoi.

Ce deuxième épisode continue de nous exposer un fait implacable : la fille d’Angela est possédée par le démon. Le premier épisode l’a acté, il est temps de passer à autre chose, chose comme un exorcisme. Un bon petit exorcisme des familles avec eau bénite, crucifix, Bible et tout le bazar. Eeeeet, le début de l’épisode le laisse sous-entendre. On rencontre l’archevêque qui le refuse et la suite logique est la tentative de soins par l’hôpital. Mais la série choisit de perdre un épisode à nous démontrer que la fille d’Angela est possédée.

Et que ça vomit vert. Et que ça cultive des insectes sous son oreiller. Et que ça contrôle les gens par la pensée. Et que ça a des visions. Et que c’est long et chiant. On s’ennuie tout au long de cet épisode. Tout est prévu et catalogué. On sent que les scénaristes ont un cahier des charges et le respectent. Le problème est qu’on connait le cahier des charges. Les spectateurs ont déjà vu L’Exorciste de William Friedkin ou n’importe quel film ou documentaire sur des exorcismes. On se sent floué car la série ne cherche pas à changer la donne, à surprendre, à se moderniser.

Son casting est un autre gros problème de l’épisode. Chacun y joue sans âme ou surjoue ses émotions. Il y a des gros problèmes de scénario et d’écriture. On n’a jamais vu une mère de famille plutôt aisée et investie dans des actes de charité balancer que sa fille est possédée par le Diable autour d’un dîner. Geena Davis d’ailleurs semble plus figée que jamais incapable d’émotion ou de jeu.

La réalisation enfin semble signée Zack Snyder puisqu’elle se compose de deux filtres. Chicago a droit à un filtre gris dégueulasse qui rend l’ensemble lourd et pesant alors que les scènes à l’étranger ont droit à un filtre jaunâtre qui étouffe aussi l’ensemble. Faut dire qu’il n’y a rien à alléger donc bon…

The Exorcist semble donc déjà sur le déclin et souffre de passer après des films ou shows qui ont redéfini le genre.

The Exorcist - Chapter Two : Lupus In Fabula (01x02)
2

Conclusion

Un épisode plutôt décevant qui cumule clichés et balises pour mieux se perdre en chemin.

Balance ton commentaire

Back
SHARE

[CRITIQUE SÉRIES] « The Exorcist » – Chapter Two : Lupus In Fabula (01×02)