[CRITIQUE SÉRIES] « Stranger Things » – Saison 1

No Comment

Stranger Things 5

En 1980, à Long island. La disparition soudaine d’un jeune garçon va pousser toute une ville à découvrir une mystérieuse machination impliquant le gouvernement… et des forces surnaturelles.

Après Hemlock Grove, Netflix continue de produire des programmes originaux d’horreur et de fantastique avec sa nouvelle série, Stranger Things, portée par Winona Ryder et composée de 8 épisodes. Une série qui sent bon les années 80, les productions Amblin et surtout montre que Netflix joue désormais dans la cour des grands.

Stranger Things c’est l’histoire de quatre amis geek dans les années 80 qui se retrouve en trio quand l’un d’entre eux disparaît. Si les forces de l’ordre soupçonne une fugue, ses amis et sa mère (Winona Ryder) n’y croit pas et encore moins quand une mystérieuse fillette au crâne rasé les contacte. Vous rajoutez par-dessus cela un mystérieux laboratoire caché dans les bois, un monstre évadé et des événements mystérieux et cela donne une bonne dose d’angoisse, de mystères et de surnaturel. L’écriture est très bien dosée tout au long de ces huit épisodes. Les premières minutes du premier épisode donnent le ton de la série qui sera résolument rétro : la réalisation, les effets spéciaux, l’ambiance… Tout sent les eighties et les films cultes pour toute une génération : E.T. de Steven Spielberg, The Goonies

Les plus nostalgiques apprécieront mais aussi les plus jeunes qui découvriront une série différente de la tendance actuelle sans surenchère de gore ou d’effets spéciaux, sans tentative de morale et autres désagréments actuels. Si l’on remarque une chose : c’est la dualité de la saison et des thèmes. Il y a clairement une fracture à l’issue du quatrième épisode. Les quatre premiers chapitres ressemblent  à n’importe quel film des années 80 : des ados un peu geek et losers, des parents coincés dans leurs vies monotones et un mystère souvent à base de scientifiques. La fin de l’épisode quatre prend un contre-pied complet et inverse les rôles et les schéma pour aller vers une fin à la fois classique et surprenante.

Stranger Things 1

Le casting est le point fort de la série. Chaque acteur semble à sa place dans un rôle qui lui convient parfaitement. Winona Ryderseule vraie tête d’affiche – joue sans aucune fausse note le rôle de la mère célibataire complètement paumée et qui frôle la démence. On regrettera le fait qu’elle cabotine par moment mais c’est tellement plaisant de retrouver l’héroïne de Tim Burton qu’on peut faire abstraction. La vraie surprise de la série réside dans les groupe formé par les quatre enfants : les trois garçons, compagnons de Will, et la jeune Eleven au passé mystérieux. Eleven est la vraie révélation de la série, capable de juguler ses émotions et d’apparaître tour à tour attirante, intrigante ou dangereuse. Le générique est probablement le meilleur élément pour résumer la série, il a un aspect vintage et un chapitrage des titres qu’on ne trouve plus que dans le cinéma de Quentin Tarantino.

Hawkins est une ville façon Twin Peaks qui abrite un mystérieux groupuscule réalisant des expériences et qui libère une mystérieuse créature. La réalisation arrive à passer d’une ambiance à une autre sans se trahir. Les différents univers ont leurs propres codes et charte graphique mais tous fusionnent sans souci. On y suit trois générations avec leur état d’âme et c’est rafraîchissant de suivre des jeunes qui, semble-t-il, n’ont aucune insouciance et sont encore innocent.  La perte de cette innocence est le thème de la série et c’est un thème majeur des années 80. Si la série est inédite, elle n’en comporte pas mois son lot d’hommage que ce soit dans les thèmes, l’écriture ou la réalisation : on trouve du E.T., du Alien, du Gremlins et même un petit clin-d’oeil à Pennywise. Les effets spéciaux sont plutôt bien dosés, en peu faciles par moment mais ils n’handicapent en rien la vision de ce petit bijou numérique. On déplorera une fin trop conventionnelle et ouverte vers la suite. C’est un programme Netflix, une saison 2 était acquise d’office, reste à voir si elle sera une suite directe ou si elle prendra la forme d’une anthologie.

Stranger Things 3Stranger Things, création originale Netflix, brille par son casting, son écriture et sa réalisation. La série des frères Duffer est clairement une série qui sait d’où elle vient et où elle va et permet, une nouvelle fois, à Netflix de marquer le paysage télévisuel actuel.

Balance ton commentaire

Back
SHARE

[CRITIQUE SÉRIES] « Stranger Things » – Saison 1