[CRITIQUE SERIES] « Ghoul » – Bilan de la première saison

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Une jeune inspectrice indienne mène l’enquête dans une prison isolée. Alors que de sombres secrets resurgissent, les prisonniers ne sont pas tous coopératifs…

Devenu le dernier bastion d’une certaine idée du cinéma de genre (à base d’atmosphères, d’ambiances et de jump scares), Blumhouse se lance dans la conquête du petit écran. Avant la sortie de la version feuilletonnante de The Purge cet automne, Jason Blum est le producteur exécutif de Ghoul, une mini-série indienne en 3 épisodes qui mixe horreur, politique et djinns.

Comme dans tout produit horrifique, le pitch de départ est simpliste : une jeune policière est envoyée dans une prison isolée. Rapidement, la situation dégénère à grands renforts de créatures, trahisons et autres poncifs du genre. Là où la série se distingue d’un Conjuring ou d’un Saw, c’est qu’elle prend le temps de présenter ses personnages. L’héroïne est une jeune femme indienne et musulmane avec une famille trouble et qui va être confrontée à sa plus grande angoisse : une ghoul. Bien qu’elle ne soit pas seule dans cette galère, sa seule histoire est celle présentée. Dès le départ, le postulat est fait que le reste du casting n’est là que pour accompagner l’héroïne sans avoir besoin de savoir qui ils sont ou la raison de leur présence entre ces murs. Ainsi, si elle bénéficie d’un flashback de près de 15 minutes pour exposer son histoire familiale, son protagoniste principal ne révèle les informations qu’au compte goutte. On ressent une réelle empathie pour elle et surtout pour sa situation, tant professionnelle que personnelle, qui est fascinante de double-jeu et de faux semblants. Comme dans le dernier American Nightmare – Les Origines, Ghoul propose une vision dystopique de notre société avec régime totalitaire, délations et violences militaires. on peut regretter que l’écriture ne pousse pas plus loin le message mais la base est suffisamment solide pour combler les questions.

En proposant une série rapide en 3 épisodes, Ghoul prend le temps de présenter son héroïne mais aussi de proposer une réalisation et photographie qui feraient rougir les plus grands directeurs de la photographie. Si 98% du film se déroule dans la prison souterraine, les rares plans en extérieurs surprennent par leurs maîtrises et leur luminosité. La séquence en prison contient tout ce qu’on attend de scènes d’home invasion :  des jeux d’ombres et de lumières, des ralentis, du jump scare (juste ce qu’il faut) et des effets spéciaux plutôt solides.

Sans réinventer le genre – c’est The Thing de John Carpenter à la sauce hindi, Ghoul surprend par sa maîtrise et son ambiance travaillée à souhait.

Les trois épisodes sont disponibles sur Netflix.

« Ghoul, saison 1 » – Le bilan de fin de saison
3.8

Conclusion

Fans de jump scares outranciers, d’action et de bastons de monstres passeront leur chemin mais cette production indienne poussée par Blumhouse mérite d’être vue tant elle captive par son aspect et son écriture.

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