Fantasia 2016 – Résumé – 1ere partie

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Le Festival International de Films Fantasia a ouvert jeudi 14 juillet lors d’une soirée spéciale avec la première de King Dave, film de 1h40 réalisé en un plan séquence par Daniel Grou aka Podz. Revenons sur la première semaine de Fantasia.

Le Festival vient de Montréal, Québec au Canada. Il a une ambiance unique grâce à son public de passionné. Par exemple, pendant les quelques secondes précédant le film et que la salle est dans le noir, le public commence à miauler et la salle se transforme en un concours d’imitation d’un chat, chien ou d’une chèvre. Ambiance et fun garanti.

Le Festival a accueilli Guillermo Del Toro ainsi que Takashi Miike pour leur remettre deux prix afin de célébrer ces deux grands réalisateurs. Le Festival fête ses 20 ans cette année et a déjà diffusé plus de 30 films de Takashi Miike, ce qui prouve tout l’amour que le Festival et les spectateurs portent au réalisteur Japonais.

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Assez parlé et faisons un petit tour des films proposés pour le public :

Kickboxer : Vengeance de John Stockwell. Il s’agit du remake du Kickboxer avec Jean-Claude Van Damme. Celui-ci reprend le rôle du maître qui va former Kurt Sloan à comment être de taille pour affronter Tong Po incarné par Bautista, l’ancien catcheur que vous avez pu voir dans Les Gardiens de la Galaxie. N’allons pas par quatre chemins, le film est mauvais. Même si on voit l’intention du réalisateur de ne pas donner au film un ton sérieux mais il se loupe complètement. Le montage est affreux et le scénario comporte plein de choses inutiles.
Fuyez

Three de Johnnie To. Le réalisateur est de retour avec un film qui se passe entièrement dans un hôpital. Un policier est chargé de la sécurité d’un gangster qu’il vient de capturer mais ses complices sont toujours en liberté. Le réalisateur est un habitué des films d’action mais il se perd un peu ici. Il cherche à faire une critique de l’hôpital au milieu d’une guerre police/gangster et même si les deux sont réussis, ils ont du mal à cohabiter ensemble.
A voir à l’occasion

Kill zone 2 (SPL 2) de Soi Cheang. Un policier infiltré est démasqué et se retrouve dans une prison spéciale où un gardien va devoir le protéger. Mise en scène parfaite. Scène de baston au summum de ce qu’il se fait de nos jours. Du rire. Des larmes. Voilà comment résumer le film qui mérite son titre d’être au même niveau que The Raid.
A NE PAS LOUPER

fantasia kill zone 2

Terraformars de Takashi Miike. Des Japonais vont sur Mars avec pour mission de se débarrasser de blattes qui ont envahi la planète afin que celle-ci soit colonisée par l’Homme. Et pour remplir leur mission contre des ennemis surpuissants, ils vont devoir se transformer eux-mêmes en insectes. Mise en scène et scénario sans se prendre au sérieux, Takashi Miike fait du Takashi Miike comme on l’aime.
A voir

Demon de Marcin Wrona. La veille de son mariage, Peter découvre des os dans son jardin. Le lendemain, la vision de ses os le hante et la journée ne va pas se dérouler comme prévu. Il s’agit d’un petit film sympathique mais aura du mal à trouver son public au niveau international. Malgré son rythme lent, le film arrive à se démarquer des autres films du genre en cassant les codes imposés par le cinéma Américain.
A voir

Psycho Raman de Anurag Kashyap. Le film raconte les faites d’un tueur psychopathe qui suit les mouvements d’un policier corrompu. Alors que le rythme était effréné dans Ugly (2013), le réalisateur se perd un peu dans cette chasse à l’homme dans Mumbai même si l’ambiance sombre du film arrive à porter le film jusqu’à une fin mémorable.
Passez votre chemin

As the gods will de Takashi Miike. Second film de Takashi Miike du festival, le film est un défilé de situations les plus inimaginables qu’ils puissent exister pour une bande de lycéens afin de survivre. Le film est bourré d’idées magiques et d’intrigues qui pousseront le spectateur à essayer de résoudre eux-mêmes les puzzles. C’est fun, c’est habilement écrit et réalisé. Takashi Miike fait du Takashi Miike comme on l’aime.
A NE PAS LOUPER

fantasia as the gods will

The Wailing de Na Hong-jin. Une vague de meurtres violents s’abat sur une petite ville située dans les montagnes de Corée du Sud. Le film avait fait sensation lors de sa diffusion au Festival de Cannes en 2016 et c’est justifiée. L’ambiance est lourde, c’est magnifiquement filmé et angoissant. Certaines scènes vous marqueront.
A NE PAS LOUPER

The Lure de Agnieszka Smoczynska. En Pologne, deux sirènes se retrouvent à chanter dans un cabaret érotique mais l’une des deux commence à tomber amoureux d’un musicien et les choses se compliquent. Magnifique ambiance de cabaret qui se dégage du film, la réalisatrice nous donne un film complet sur l’enfance et le passage à l’adulte par l’intermédiaire de deux sirènes envoutantes.
Coup de coeur

fantasia the lure

Baaghi de Sabbir Khan. Une histoire d’amour débute entre Ronny et Siya au moment même où le gangster Raghav, ennemi de Ronny, kidnappe celle-ci car lui aussi est amoureux d’elle. Ronny va devoir alors se battre pour la récupérer. Bollywood en force, Baaghi est un petit bijou qui alterne scènes d’action, de romantisme et de comédie. Ce dernier point donne toute son importance au film car il ne se prend pas au sérieux et cela fonctionne.
A NE PAS LOUPER

Library Wars de Shinsuke Sato. Deux groupes militaires s’affrontent pour les livres dont certain sont interdits par le gouvernement. Adaptation live du manga, le scénario sans intéret tient sur une page A4, la réalisation est basique, les personnage inintéressants et le film se prend au sérieux et se plante complètement…
Fuyez

Retrouvez la suite du Festival Fantasia dans la 2ème partie la semaine prochaine.

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Fantasia 2016 – Résumé – 1ere partie