#Édito 1 : Souviens-toi… l’édito dernier

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Premier édito par ici, on se connait pas encore. Marie, tombée dans les films d’horreur depuis son enfance, présente sur la blogosphère sur Chroniques d’un Petit Scarabée. On se retrouvera à chaque fin de mois pour un édito mensuel avec de l’actu, un peu d’humour, des gifs.

Besoin d’un résumé rapide du mois de mai, voici un résumé en 3000 caractères.

Nous avons tremblé et suivi une série politique horrifique made in France sponsorisée par les présidentielles, l’attente du nouveau gouvernement (j’écris cet édito en attendant mon accréditation pour l’Élysée) et les oreilles ont saigné avec la rencontre du plus kitsch de l’Europe.

Tout d’abord Get Out a mis presque tout le monde d’accord en dressant le tableau d’une Amérique empreinte de racisme ordinaire derrière les dents blanches et les belles maisons coloniales de banlieue. L’humour, esthétique des anciens films d’horreur, pas de jump scare à outrance, tous les voyants étaient au vert pour que la mention coup de cœur soit lancé sur les réseaux sociaux et la blogsphère. La critique de cette Amérique est également une thématique que l’on retrouvera sûrement dans la série The Purge, une saga cinématographique qui n’a pas su exploiter le tunnel de possibilités tel que les coulisses politiques et économiques de la purge annuelle .

Question sorties des prochains mois et nouvelles annonces ? l’originalité est de mise avec Ça, Jigsaw, Leatherface, Chucky, Resident Evil ou encore Michael Myers. C’est le retour de figures de légende du cinéma d’horreur pour le plus grand plaisir des fans, mais aussi le début des craintes pour les puristes. Un Michael Myers avec un âme, étrange non? C’est un peu comme les Anges de la télé réalité avec des agrégés.

Le ciel s’éclaircit avec la venue de It Comes The Night (critique), avec son trailer et les premiers retours de projections plutôt positifs. Mais attention à l’orage, Alien Covenant a divisé les cinéphiles, comme vous avez pu le voir avec les membres de la rédaction. Le retour de Ridley Scott s’est passé comme une journée d’été à Lille, la promesse d’un soleil puis une grosse averse du Nord.

On finit le mois avec ce qui fait rêver beaucoup de cinéphiles : Cannes, ses palmiers, la montée des marches avec des robes WTF. C’est la magie du cinéma, mais un festival qui fait maintenant monter n’importe qui sponsorisé par NRJ 12 et une entreprise de thé detox. Palmarès que l’on va finalement suivre comme une finale de Top Chef au vu de la superbe sélection, espérons un nouveau Grave pour l’année 2017.

Parlons des sujets qui fâchent, des sujets à pas lâcher le dimanche à table ou sur Twitter : Netflix avec le film Okja. Je suis une cinéphile. Dès que je le peux, je fonce dans les salles obscures pour un bon (ou mauvais) moment de cinéma. Mais parfois, je n’ai rien contre le fait de m’éviter une séance avec Kevin et Brenda en plein rencard et commentent bruyamment tout le film pour leur compte Snapchat alors que je peux le savourer chez moi en pyjama avec un paquet de chips. Si cela peut permettre à un certain public de voir beaucoup de films et autres contenus pour le prix d’une place du cinéma, tant mieux. Surtout pour le cinéma de genre, où nous devons faire avec ce nouveau type de distribution, depuis quelques mois parce que les grands distributeurs ont peur de se mouiller pour deux/trois connards qui ont jamais vu un jump scare de leur vie dans une salle de cinéma. Aimez le cinéma, de votre canapé ou d’un fauteuil et partagez votre amour pour le septième art.

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