Édito #4 : Les flops du cinéma d’horreur

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Je vous avais laissé fin juillet avec mon retour à mes classiques du genre, Il s’est passé beaucoup de choses entre temps. Nous avons perdu un des grands maitres de l’horreur, Tobe Hooper, qui nous a offert l’un des chefs d’œuvre du cinéma horrifique avec Massacre à la Tronçonneuse. Monsieur Hooper, tu as changé à jamais ma réaction aux bruits de tronçonneuse et ma vision des dîners en famille. J’espère que de la-haut tu veilleras sur tes disciples réalisateurs pour qui tu as été une grande inspiration.

Tu sais cette excitation autour de la moindre info sur le retour d’une franchise (grâce aux talentueux rédacteurs du CCFR), la recherche de la moindre image sur un film qui buzz sur les réseaux sociaux tel le Couscous Gate. On ressort les vieux dossiers avec les films que l’on a attendu, parce que on avait pas le droit de les regarder avant un certain âge, ou parce que la production avait trop honte de les sortir. L’attente, la hype autour d’un film ne donne pas forcément les réactions que on attendait, comme un goût de pop corn bien trop cramé. C’est en regardant un des films cités dans cet édito que j’ai eu l’idée de remonter le temps dans les coins les plus obscurs de ma cinéphilie. Cette liste est non exhaustive et je vous invite à me faire découvrir les plus grands ratés du cinéma de genre dans les commentaires.

Massacre à la Tronçonneuse de Marcus Nispel (2003). Tobe Hooper, je suis vraiment désolée pour ce moment. Je suis ravie que Mary de 7 à la Maison se fasse torturer par Leatherface mais là c’est une mauvaise parodie. Là où l’original jonglait entre horreur et humour, le remake se prend beaucoup trop au sérieux, quitte à devenir sans saveur. Aucune scène ne parvient à nous faire ressentir un malaise, ou une tension face à ce terrain hostile. Exit le côté trash & sale de l’original de 1974, c’est une version bien trop sage et propre de notre famille de cannibales préférés.

Hostel Chapitre III de Scott Spiegel (2011) : Je donne toujours une chance aux sorties directement en VOD, non seulement parce que c’est le seul moyen de voir beaucoup de films de genre, mais ici c’est parce que je suis attaché à la franchise. Le premier et le second volet m’ont fait me méfier des gentils inconnus quand on est à l’étranger avec des propositions alléchantes digne des plus grands sites de streaming. Une ouverture façon Les Experts à Las Vegas, comme quoi c’était une mauvaise idée de passer du côté du producteur Monsieur Roth.

Blair Witch 2 : Le Livre des Ombres de Joe Berlinger (2000) : Un raté mais qui a le mérite d’être drôle. Blair Witch Project est l’un des films qui m’a le plus traumatisée étant petite. Ne me demandez jamais de faire du camping en forêt pour un date. Si on retient le premier pour son innovation en terme de found footage, ici on retourne à une manière de filmer plus traditionnel. Comme pour la technique, le scénario est tellement prévisible : la foret de Blair devient un lieu d’attraction pour jeunes en mal de sensations. On se sépare, on se dispute dès les premières phénomènes étranges, recette aussi classique que le cromesquis dans Top Chef. Mention spéciale pour cette fin, que même les scénaristes de téléfilms de TF1 n’auraient pas proposé.

Poltergeist de Gil Kenan (2015) : Il avait été évoqué dans un édito précédent cette fâcheuse attitude de reproduire à la scène près des classiques des films d’horreur. Les rumeurs autour du tournage de l’original était bien plus effrayant. Le remake vous offrira une bonne sieste, des acteurs médiocres et un placement de produit Apple à faire pâlir les plus grands YouTubeurs.

Rings de F. Javier Gutiérrez (2017) : Je suis rarement sorti d’un cinéma en plein séance, c’était la première fois avec ce film. C’est un naufrage, entre des acteurs médiocres, une Samara en très petite forme et un concept qui aurait pu être renouvelé avec les nouvelles technologies, on ne peut rien en garder. Dommage c’était plutôt drôle de voir Léonard Hofstadter en prof sexy plutôt que sur des rediffs sur NRJ 12.

L’INSTANT COUP DE COEUR

La fin de l’année peut nous faire espérer à un échappatoire à ces erreurs de parcours sur la filmographie de ses réalisateurs. Mon instant coup de cœur va au carton de Ça, qui a explosé au compteur tous les records de fréquentions dans les salles en termes de meilleure première semaine pour un film d’horreur et seconde meilleure semaine pour un film classé R. En plus d’une plus grosse distribution dans le monde du genre, on peut espérer une grande mode du déguisement de clown à Halloween, laissant Harley Quinn sur le carreau pour cette année.

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