#Édito 3 : Retour aux premiers amours du cinéma de genre

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Je me devais de commencer l’édito avec un hommage à George Romero : Il fait partie des maîtres de l’horreur qui a marqué chaque fan du cinéma de genre. Son étude de l’humain par les morts, son cinéma engagé, son œuvre raisonnera encore pendant plusieurs années par ses disciples. Un court métrage par Rob SauvageDawn Of The Deaf, lui rend hommage et c’est à voir, les enfants.

Scream fête ses 20 ans en France

Le mois de juillet est aussi un anniversaire, celui de Scream qui souffle ses 20 bougies. Un film d’horreur qui a marqué beaucoup d’entre nous dans notre cinéphilie. Scream c’est ma première rencontre avec le genre, quand je n’avais pas du tout l’âge approprié. Préférant les slashers aux princesses Disney, le cinéma horrifique a fait partie de ma vie depuis mon enfance. Rien que la lecture du synopsis dans le Télé Star, me donnait envie de sensations fortes devant le petit écran. Les possessions, le torture porn, le paranormal, j’ai dévoré chaque film et chaque sous-genre comme une friandise et un plaisir interdit sur mon lecteur DVD pendant que les parents sont partis dehors (Désolée papa, mais Hostel et The Descent ont rythmé mes mercredi après midi malgré tes tentatives de cacher les DVD).

Le moment rageuse de la blogosphère

C’est mon moment rageuse de la blogosphère, c’est le quart d’heure « Confessions Intimes ». Attention, c’est l’instant fan snob du cinéma d’horreur. Je regrette bien l’époque où on nous faisait flipper avec une ambiance glauque sans une porte qui claque toutes les 30 secondes, un tweet « Le film le plus terrifiant que j’ai jamais vu » sur l’affiche. Il est bien lointain le temps où on me faisait peur avec un mec en bleu de travail caché derrière une haie avec son masque blanc ou les cordes à linge. Pas besoin d’effets spéciaux de dingue pour faire frissonner des spectateurs, Carpenter l’avait bien compris. L’esthétique d’un film ne passe pas par ça et je fuis toute séance en 3D, source de torture visuelle. La peur, le frisson est souvent dans ce que l’on montre pas à l’écran. Cette avalanche d’hémoglobine avait un sens à une certaine époque. Le torture porn est devenu banal et sans histoire profonde à mon sens. Heureusement le cinéma de genre politique refait doucement mais sûrement son retour sur le devant de la scène avec Get Out, The Neon Demon.

Si le retour des franchises classiques peut me donner un goût amer de retrouvailles, certains remakes et reboots peuvent redonner un espoir dans le genre, comme le dernier Leatherface. Le dernier trailer me donne envie de redonner une chance à notre famille de cannibales préférés. Peut être que l’on aura pas droit à un copier/coller des scènes du film original avec la bande de personnages dont on peut prévoir l’ordre précis de leur mort. Les personnages justement, j’ai beaucoup de mal à m’attacher à ces derniers. Si c’était un plaisir de retrouver à chaque fois Sidney Prescott, Laurie Strode, je trouve les nouveaux protagonistes aussi fades et jetables comme dans la télé réalité.

Ma dernière séance de cinéma, I Wish aurait pu être une bonne idée de piège du Tueur au Puzzle tellement c’était proche de la torture. Pas besoin d’aller au McKamey Manor, il suffit d’aller dans un Kinépolis, mercredi, jour de sortie d’un « film d’horreur ». On devrait distribuer le manuel du savoir vivre du Fossoyeur dans nos salles, on a besoin d’une piqûre de rappel pour la sortie d’Annabelle 2 La Création du Mal. Je comprends cette recherche de sensations, j’étais dans cette optique là plus jeune, mais je ne saisis pas l’intérêt de venir en groupe de 10 pour aller voir un film d’horreur en salles. Si tu veux choper, pourquoi pas, mais fais ça chez toi tranquillement comme tu regardes ton épisode des Anges en commentant sur Twitter.

L’instant coup de cœur

Ce mois ci, les fans de franchises dont je fais partie ont eu leur cadeau d’anniversaire en avance. Jigsaw reprend ses bons vieux codes, pièges macabres, pièces de puzzle en morceaux de chair, enregistrement sonore et ma marionnette préférée qui fait de la bicyclette. Ce nouvel opus sera ma prochaine grosse attente, et je vais attendre la séance comme une fan de Youtubeuse à un meet up.

Chers cinéphiles, profitez bien de ce dernier mois de vacances parce que la fin d’année s’annonce chargée pour les fans du genre. Profitez bien de votre cabane dans les bois, des Dents de la Mer, ne vous éloignez pas avec un inconnu dans un pays étranger (sous peine de finir suspendu à une baignoire pour servir de gel douche pour riche héritière), pour revenir en forme en septembre pour de nouveaux éditos.

 

 

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