You might be the Killer de Brett Simmons – Critique

Un conseiller de camp souffrant de blackouts, se retrouve entouré de victimes de meurtre. Il se tourne vers son ami passionné de films d’horreur pour lui demander conseil et pour lui faire croire qu’il est peut-être le tueur.

Avant d’être un long-métrage, You might be the Killer est un concept qui a fait le buzz sur la toile et plus particulièrement sur twitter. Deux scénaristes, Chuck Wendig et Sam Sykes, se sont amusés à improviser une histoire de comédie horrifique sur le réseau social. L’un était la proie d’un serial killer tuant tous les moniteurs d’un camp d’été, tandis que l’autre, connaisseur du genre, essayait de l’aider à découvrir qui pourrait être le fameux tueur. Ce thread, aimé par plus de 11.000 personnes a été adapté par Brett Simmons et sorti dans de nombreux festivals l’année dernière.

Le scénario du long-métrage a été confié au réalisateur lui-même, Brett Simmons (Husk) et à Covis Berzoyne, inconnu au bataillon. Dans cette adaptation, très proche du concept d’origine, Sam est la proie d’un tueur au masque en forme d’écorce d’arbre. Pour sauver sa peau, Sam appelle à la rescousse Chuck, connaisseuse du genre, pour tenter de découvrir l’identité du tueur. Mais comme l’annonce le titre du film, Sam pourrait être le protagoniste et l’antagoniste…

Pour interpréter les personnages principaux, deux habitués des comédies et de l’horreur : Fran Kranz (La cabane dans les bois) et Alyson Hannigan (Buffy contre les vampires). Il est très facile de se retrouver dans les personnages, l’un est l’archétype du personnage de slasher, l’autre est l’incollable sur les films d’horreur. Seul le téléphone relie les deux personnages. Ce ping-pong téléphonique entre Sam et Chuck, l’un dans un “film”, l’autre dans la “réalité” est particulièrement original. Ces idées donnent l’occasion de ne pas tomber dans le vulgaire slasher comique qui commet toutes les erreurs ou clichés du sous genre. La comédie est présente à coups de screen cards faisant office de compteur de morts et de certaines références à des oeuvres cinématographiques ou, encore plus poussées, avec la carrière des acteurs du film.

Tourné avec un budget minime, You might be the Killer met tout son argent dans ses exécutions. Les têtes sont coupées en deux, le sang gicle… Il y en aura pour tous les goûts. Malheureusement, la mise en scène est minime et les scènes sont vite répétitives. You might be the Killer aurait demandé un peu plus de temps d’écriture pour délivrer un film encore plus puissant. Les références ne font pas tout un film.

3.3
Note finale
Conclusion
Brett Simmons nous signe un bon divertissement avec un duo d'acteur sympathique. On aurait préféré en avoir un peu plus.