[CRITIQUE] « Unfriended: Dark Web », réalisé par Stephen Susco

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Matias et ses amis se réunissent sur Skype pour participer comme d’habitude à une de leur soirée où ils jouent ensemble au jeu Card Against Humanity. Mais Matias utilise un ordinateur qu’il vient de voler dans le cyber-café où il travaille et découvre un dossier secret avec des vidéos mettant en scène des filles récemment disparues. Peu de temps après, le propriétaire du portable s’invite dans la conversation Skype et compte bien récupérer son ordinateur. Matias et ses amis vont alors découvrir ce qui se cache derrière cet inconnu et le Dark Web.

Trois ans après Unfriended, la suite du film à petit budget se montre au Festival International de Films Fantasia et dans les salles nord-américaines. Tout en gardant plusieurs points communs avec le premier film, le film arrive à se différencier de son prédécesseur. Alors que le premier opus confrontait un groupe d’amis à un fantôme, Unfriended: Dark Web oublie le coté paranormal et revient avec une nouvelle bande d’amis, toujours sur Skype, mais confrontée à un membre d’une société secrète du Dark Web. Ce second opus est également mieux maîtrisé au niveau scénario et technologique.

Ecrit et réalisé par Stephen Susco à qui l’on doit les scénarios de The Grudge ou le remake de Texas Chainsaw 3D, le réalisateur connait son sujet pour son premier film. En gardant comme vue principale l’écran de l’ordinateur du personnage princial, il arrive à tenir en haleine le spectateur tout le long du film en alternant Skype, une conversation privée avec la petite amie du personnage principal, Spotify pour mettre un peu d’ambiance musicale et le Dark Web en lui-même. Il utilise les références contemporaines dont tout le monde parle sur Internet comme Bitcoin ou covfefe. Le film est assez long à se lancer mais une fois que le hacker/propriétaire des vidéos rentre dans le jeu, le rythme s’accélère pour aller jusqu’à un final haletant.

Les acteurs sont efficaces. On s’attache assez facilement à leurs personnages et on en vient au point où on ne souhaite pas les voir mourir: Matias développe un programme pour signer afin de pouvoir communiquer avec sa petite-amie sourde et un couple de lesbiennes doit affronter la réaction de leurs parents par rapport à leur sexualité. De plus, l’amitié qu’ils partagent tous ensemble est forte et on se sent désolé par ce qui leur arrive.

Cette co-production BlumhouseTimur Bekmambetov (Night Watch, Abraham Lincoln Chasseur de Vampire) se révèle très efficace. Le film en lui-même n’est pas un film d’horreur à proprement parlant mais utilise le coté sordide de l’Homme pour rentrer dans le genre.

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