[CRITIQUE] [FANTASIA] « Tokyo Ghoul », réalisé par Kentaro Hagiwara

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Ken, jeune adolescent, se transforme petit à petit en goule et doit ainsi gérer sa nouvelle vie qui implique d’être chassé par une organisation qui a pour but d’éliminer les goules

Les goules vivent parmi les humains. Ils leur ressemblent, vivent comme eux, agissent comme eux mais se nourissent d’eux. Ken, jeune homme timide est attiré par une fille qui s’avère être une goule. Elle va profiter de sa faiblesse pour l’attaquer avec pour but de boire son sang. Mais par une coïncidence (?), la goule est écrasée et tuée par des poutres. Gravement blessé, Ken se voit greffer à l’hôpital les organes de la goule. Il se transforme ainsi petit à petit et devient ainsi le premier hybride mi-Homme mi-goule. Mais Ken ne connaît rien à ce nouveau monde et à leurs règles. Il va pour cela se faire aider d’une organisation composée de goule qui ne se nourrit pas d’humains mais compensent par du café.

Ken est interprété par Masataka Kubota (Death Note) qui joue bien son rôle de jeune garçon timide apeuré dans ce nouveau monde encore inconnu pour lui mais son personnage est également le plus grand défaut du film. Son acceptation d’être une goule est longue et cela se fait ressentir sur le scénario qui s’éternise. Un peu comme dans un film Hollywoodien de super-héros où l’on sait d’ores et déjà qu’il y aura une trilogie et où la naissance du héros se fait lentement dans le premier opus, Tokyo Ghoul prend son temps pour montrer la transformation de Ken en goule et perd ainsi le spectateur dans des grosses longueurs…

Même si le synopsis pourrait montrer des choses intéressantes, le scénario montre des scènes ridicules comme celles où les goules ne peuvent pas ingérer la nourriture humaine et qu’ils se sentent obligés de le faire devant des humains pour rester ainsi caché. On se retrouve alors avec des scènes où ils se font vomir un par un. Le spectateur avait compris le concept dès la première explication mais le réalisateur se sent obligé de montrer cette action par trois fois et c’est très désagréable.

Le CCG (Centre de Contrôle des Goules) a pour but d’exterminer les goules. En plus de découvrir ses nouveaux pouvoirs, Ken doit donc protéger une mère et sa fille de l’organisation qui les menace. Le développement de Ken aux côté de la jeune fille met du temps à venir dans l’histoire mais est particulièrement intéressant. On ne sait pas trop si une amourette se développe entre les deux ou si c’est le fait que les deux atteignent la puberté de leur pouvoir mais cela fonctionne et ils sont attachants.

Un autre problème se pose dans le film. Kureo, qui représente le CCG, est très caricatural. Ses expressions du visage et le fait de tuer les goules violemment le place limite sous le signe de la folie et contrairement à son collègue, on ne sait rien de son passé et de pourquoi il fait cela. Cela provoque une ambiguïté avec les personnages, les goules étant censés être méchantes car elles courent se nourrir de sang mais Kurea nous fait croire que les goules pourraient être gentilles et les humains méchants. C’est très flou et le film perd le spectateur qui a du mal à s’identifier à un personnage précis.

In fine, même si la réalisation est correcte, Tokyo Ghoul présente de gros défaut au niveau de son scénario et gâche l’envie d’adhérer à l’univers des goules de Tokyo.

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