[CRITIQUE] « The Void », réalisé par Jeremy Gillespie et Steven Kostanski

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The Void

Un agent de police découvre un homme ensanglanté sur une route déserte et l’emmène en urgence à l’hôpital. Rapidement d’étranges individus entourent le lieu et les patients commencent à devenir fou. Le policier va alors découvrir, à l’intérieur de l’hôpital, une porte vers un monde démoniaque.

Produit par l’un des producteur de The Witch, succès surprise de l’an passé, The Void se veut une relecture du survival classique de l’horreur avec un twist… original ?

The Void commence comme tout film d’horreur digne de ce nom : on présente les personnages, le lieu de l’action et la menace. Sauf que dès l’introduction, on sent qu’il y a une volonté de changer les règles par petites touches ici ou là. On découvre le héros, un shérif un peu paumé façon The Walking Dead, qui va découvrir au fur et à mesure l’ampleur de la situation. Puis une victime, des mystérieuses personnes décidées à l’éliminer et d’autres mystérieuses personnes encapuchonnées façon Ku Klux Klan avec des triangles sur le visage – plus ésotérique que cela, c’est un livre de Dan Brown. On rajoute toutes les ethnies, un hôpital, un drogué et une jeune femme enceinte et on obtient un cocktail détonnant.

Forcément, cela explose vite et prend des allures de Silent Hill (le jeu et le film de Christophe Gans) mais aussi d’un récit de Lovecraft (Cthulhu es-tu là ?) ou encore The Thing de John Carpenter. Par moment, cela rappelle Revival, le roman de Stephen King, ou encore The Mist du même bonhomme mais aussi The Walking Dead. Forcément, tout n’est pas parfait dans la mesure oú le casting est plutôt inégal et les FX douteux malgré une forte dose de gore, d’hémoglobine et d’animatroniques. Le jeu des lumières et des effets stroboscopiques permettent de rendre le film encore plus étrange qu’il l’est. On notera cependant les dernières minutes du film qui sont complètement bêtes et folles.

Signé de deux membres du collectif Astron6, The Void a fait la tournée des festivals et c’est peut-être le meilleur moment pour le voir : dans une salle de cinéma, entre potes et initiés. Un petit bijou d’horreur et de gore au service d’une SF efficace.

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[CRITIQUE] « The Void », réalisé par Jeremy Gillespie et Steven Kostanski