[CRITIQUE] « The Ranger », réalisé par Jenn Wexler

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Pour échapper à la police, une bande de jeunes punks s’enfuit dans la montagne du Vermont. Mais lorsqu’ils rencontrent le garde forestier du coin, les choses ne se passent comme prévu.

Le film s’ouvre avec une scène où le ranger est en compagnie d’une petite fille. Ils sont chez lui et il lui parle. Son appartement est propre, rangé, lumineux. Elle semble perdue, triste, pas dans son élément. Lui est calme et inquiétant à la fois. Qui est cette fille? Est-ce qu’il s’agit de sa propre fille? Est-ce qu’il l’a kidnappé? Nous n’en saurons rien pour le moment. Nous nous retrouvons dans un bâtiment désaffecté en plein milieu d’un concert de punk. Les murs sont remplis de tags anarchistes. L’éclairage est sombre, les vêtements des punks sont déchirés. Le public voit ainsi en ses deux catégories humaines totalement opposées nos protagonistes.

Avec sa casquette de réalisatrice, scénariste, productrice et monteuse, Jenn Wexler chapeaute son film et le fait habilement. Le film part effectivement d’une idée déjà vu comme dans Frontières ou dans Les Sorcières de Zugarramurdi lorsque des criminels qui essaie d’échapper à la Police tombent sur un ou des meurtriers mais le fait de confronter des punks anarchistes à un ranger défenseur de la forêt et de la loi change la donne. Il s’agit plus exactement d’une bataille entre Chelsea (interprétée par Chloe Levine que nous avions pu voir dans Transfiguration), adolescente qui se pose plein de questions sur sa vie et son appartenance à ce groupe d’anarchistes, et le ranger (interprété par Jeremy HolmHouse of Cards, Mr. Robot). Le duo fonctionne tant dans les dialogues de la vie de tous les jours que dans les combats.

Les différents meurtres sont variés et pervers. Le ranger séduit le spectateur avec son sadisme et son calme. Son charisme est tellement fort qu’on en vient à l’imaginer comme le personnage principal du film et à suivre les aventures de cet anti-héros. Le spectateur attend impatiemment quelle nouvelle trouvaille perverse il utilisera pour tuer les punks. Il les tue car il les accusent de nuire à la Nature avec leur musique, leur déchet et leur drogue. Tel un Judge Dredd (La Loi c’est moi!), le ranger se transforme alors en juge et en bourreau. On en viendrait presque à demander plusieurs suites au film pour suivre les aventures de Holm.

Même si le film ne restera pas dans les annales du cinéma d’horreur, The Ranger a ce petit quelque chose dont on se souviendra. La réalisatrice Jenn Wexler nous livre une première heure maîtrisée et attirante mais termine sur un final brouillon et décevant qui décevront la plupart.

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