[CRITIQUE] « The Cured », réalisé par David Freyne

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Quelques années après une invasion de Zombies suite à la propagation du virus nommé Maze, l’Irlande a trouvé un remède et l’applique sur les personnes infectées. Même si 25% résistent au traitement, les autres 75% retournent à la civilisation et essaient de se réintégrer dans la société avec le souvenir de tout ce qu’ils ont fait lorsqu’ils étaient des zombies.

The Cured est le premier long-métrage de David Freyne mais ce n’est pas la première fois qu’il travaille avec les zombies. Son précédent court-métrage, The First Wave (disponible sur Youtube), posait les règles de l’univers de The Cured: les Zombies sont guéris mais se rappellent de ce qu’ils ont fait. Le film se situe lors de The Third Wave (La Troisième Vague) qui correspond à la troisième fois que des guéris sont remis en liberté. Le début du film montre cette difficulté de réinsertion dans la société. Le film fait une grosse analogie entre les guéris et les condamnés sortis de prison qui ne savent pas comment s’adapter et qui sont jugés par la société pour des faits passés. Alors que les prisonniers ont volontairement agi pour être condamné par la justice, les contaminés eux agissaient sous la contrainte du virus et n’avaient pas conscience de leurs actes cannibales.

C’est sur ce contexte que nous suivons Senan efficacement interprété par Sam Keeley que l’on avait déjà pu voir dans Monsters: Dark Continent. Celui-ci est réhabilité dans la société mais est tourmenté par les gens qu’il a tué ces dernières années sous l’effet du virus. Il doit apprendre à vivre avec et sera aidé par sa belle-soeur interprétée par Ellen Page. Mais toujours considéré par la population comme des monstres, ces derniers vont être persécutés. David Freyne base ainsi son scénario en trois chapitres: la libération de prison, la tentative de réinsertion dans la société par l’intermédiaire de la politique puis la révolution. Suivant un schéma connu – la violence engendre la violence – le réalisateur/scénariste se perd un peu dans le genre de son film et ne sait plus s’il doit en faire un film politique ou d’horreur.

Le film a des airs de 28 jours plus tard grâce à l’architecture de la Grande-Bretagne mais le film n’a que ce point commun avec le film de Danny Boyle. Sur le papier, The Cured réussit à se démarquer en proposant pour une fois une solution aux problèmes de Zombies avec un antidote. Mais le résultat n’est pas satisfaisant et la portée politique du message nous perd et nous désintéresse du film. Même la musique n’arrive pas à tenir le spectateur en haleine, celle-ci se mettant en marche dans les scènes d’action mais sans efficacité pour donner du rythme au film.

En résumé, The Cured partait d’une bonne intention mais se révèle au final pas si bon que cela à cause d’une ambiance politique qui assomme le film. Malgré l’efficacité du casting, le film s’oubliera vite et l’on préfèrera toujours un film où les Zombies sont en libertés et mangent tout ce qui passe sous leur nez plutôt que The Cured.

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