[CRITIQUE SÉRIES] « Ash VS Evil Dead, Saison 3 » – Le bilan de mi-saison

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Ruby donne naissance à une toute nouvelle forme de mal et cherche à s’en prendre à Brandy, la fille de Ash. Kelly reviens avec un nouvel ami, à la recherche de celui pouvant réduire le mal à néant, pour de bon.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette saison 3 aussi redoutée qu’attendue de Ash VS Evil Dead ne commençait pas sur les meilleures bases. En roue libre et sans aucune vraie nouveauté, la série commençait à se perdre dans une exagération nanardesque que même le prétexte de la « série B rigolote » ne pouvait pardonner. Malheureusement, cette tendance s’est confirmée par ses épisodes suivants.

Alors que la saison 2 de la série arrivait sans trop de difficulté à allier le gore grand-guignolesque (voire carrément outrancier) avec un scénario permettant de tenir le tout en place, cette nouvelle saison est atteinte du terrible syndrome de la série ne sachant plus quoi raconter. On se retrouve ainsi, à peu de choses près, face à des situations identiques à celles déjà vues dans les deux premières saisons, mais en bien plus lassant. Ruby qui cherche à nouveau un moyen pour régner sur la Terre, le Necronomicon lu une fois encore par de purs inconnus (que quelqu’un mette ce bouquin sous vitre, bon sang !) ou encore Ash qui multiplie les gaffes et les blagues à connotation sexuelle.

Mais cette fois-ci, la sauce ne prend définitivement pas. Il manque un renouvellement complet à la série pour lui donner une vraie plus-value et une raison suffisante pour que l’on continue à la regarder sans avoir un œil distrait les trois-quarts du temps. Les scènes voulues comme « choc » tombent juste dans la vulgarité gratuite et opportuniste, le combat dans une banque de sperme sur fond de « Take On Me » dans l’épisode 2 en tête. Même le personnage de Ash devient de plus en plus un boulet pour l’intégralité de l’intrigue et finit presque par fatiguer, ce qui est quand-même une sacré ironie !

Néanmoins, on ne peut que reconnaître que malgré ce manque cruel de scénario, le casting semble prendre toujours autant de plaisir à incarner ses personnages et surtout à pouvoir se lâcher comme il se doit. On ressent une vraie fraternité entre le trio de tête mais l’honneur revient surtout à Dana DeLorenzo qui, bien qu’elle était déjà remplie de potentiel dans les deux premières saisons, peut enfin se laisser aller dans son rôle, au point de devenir le personnage le plus plaisant à suivre (et au vu de la fin de l’épisode 6, les showrunners semblent l’avoir bien compris).

Il faut également saluer le travail excellent opéré par l’équipe en charge des effets visuels. Si l’on ne tombe plus dans l’exubérance visuelle qu’était la saison 2, l’accent est toujours donné sur les prothèses et autres effets-plateau et certains moments gores sont particulièrement réussis, notamment lors de l’épisode 5 et 6, lorsque l’action se fait (enfin) plus captivante à suivre, à défaut d’être originale.

En d’autres termes, ces six premiers épisodes de Ash VS Evil Dead Saison 3 sont une cruelle déception. La faute à un terrible manque de neuf dans une série qui avait pourtant tout le potentiel du monde pour pouvoir proposer un spectacle complètement décalé et surtout inédit à la télévision. Malheureusement pour nous, au vu du silence radio autour d’un renouvellement éventuel et des audiences US plus faibles que jamais, il y a fort à parier que cette saison sera la dernière. Alors quand bien-même cette saison est loin d’être à la hauteur de nos (folles) attentes, profitons juste de ces quelques derniers moments en compagnie de Ash et de son équipe, ils l’ont bien mérité.

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