[CRITIQUE] «Sans un bruit», réalisé par John Krasinski

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Dans un monde post-apocalyptique, les rares survivants vivent sous la menace de créatures très sensibles aux sons. Ils doivent ainsi demeurer dans le silence. Une famille du Midwest va devoir lutter contre l’une de ces créatures.

Il y a des cinéastes destinés et dévoués au cinéma de genre et il y a ceux qui y explorent les meilleures facettes pour mieux se distinguer. C’est le cas de John Krasinki, qui signe ici son troisième long-métrage, d’abord acteur, il devient tour à tour réalisateur de films, de séries télévisées (The officescénariste et producteur. Krasinki passe derrière la caméra en réalisant deux premiers long-métrages de comédie dramatique : Brief Interviews with Hideous Men réalisé en 2009 et La Famille Hollar sorti en 2016. Son troisième long-métrage se veut être retentissant, il s’immisce dans le fantastique en explorant le post-apocalyptique avec une touche très particulière, offrant aux spectateurs l’un des plus beaux suspenses du cinéma de ces dernières années. Sans un Bruit est sans doute le film le plus doué qu’il soit, innovant le genre du post-apocalypse, Kasinski connaît exactement les codes et le réalise avec brio, tenant en haleine ses spectateurs sans leur laisser aucun répit. Le film donne lieu à la meilleure frayeur qu’on avait rarement vue depuis des décennies.

Sans un bruit dépeint un monde dystopique, effondrée, dans les contrées lointaines d’Amérique, les populations ont totalement disparu, seuls quelques survivants tentent malgré tout de résister au fléau. L’histoire est digne d’un roman de Stephen King ou encore tiré tout droit des cauchemars de M. Night Shyamalan. L’histoire se restreint sur une famille survivaliste : la famille Abbot. Vivant cachés et sous silence, la seule survie dépend du mutisme. Les dialogues sont quasi inexistants, les membres de la famille communiquent entre eux par le langage des signes et quand nous comprenons pourquoi il vaut mieux se taire, la vigilance nous tient en haleine. Le père Lee Abbot (interprété par John Kasinski) est un père courageux et protecteur, sa femme est au bord de l’accouchement et leurs deux enfants peinent à survivre dans ce monde cauchemardesque. À côté de ça, des créatures infâmes et agressives s’en prennent à l’humanité, ne pouvant voir ni sentir, leur seule arme reste l’ouïe, un seul bruit déchaîne un massacre et leur proie ne s’en sort jamais… Peu d’éléments nous font comprendre ce qui s’est réellement passé, ni ce qui a provoqué ou amené ses monstres. La famille se contente simplement de survivre, se dote d’une extrême vigilance quant à ses créatures rodant près d’eux. C’est lors d’une nuit fatidique où tout va basculer et dans lequel aucun personnage n’en sortira indemne. Dans un monde horriblement calme, les sens prennent une tournure bien différente, nos personnages l’apprendront à leurs dépens et chacun devra faire preuve de courage et de dépassement de soi, ses rebondissements poussent au dernier retranchement chaque personnage.

Si le film se contente d’un nombre de personnages réduits, de rares dialogues et de décors naturels essentiellement forestier, il a la particularité de maintenir une tension permanente, l’atmosphère qui se dégage y est pesante et extrêmement oppressante, dans un calme paisible, tout peut arriver. Cette solitude qui entoure la famille, ses créatures qui sont le plus souvent hors champ et suggérés et pourtant tout aussi présents et proches. rappelle des similitudes avec Signes de M. Night Shyamalan. Quelques références à la série Strangers Things ou encore plus récemment It Comes At Night de Trey Edward Shults

Sans un bruit n’est à proprement parler pas exactement un film d’horreur classique, proche des films de science-fiction apocalyptique, c’est le véritable coup de maître d’un réalisateur explorant les pires frayeurs.

Tenant en haleine jusqu’à la dernière minute du film, Sans un Bruit se range du côté des meilleurs films innovants le genre fantastique, préférant jouer sur les peurs les plus primales, John Kasinski réussit son pari et frappe un grand coup dans le cinéma de genre.

Sans un Bruit
4

Conclusion

Tenant en haleine jusqu’à la dernière minute du film, Sans un Bruit se range du côté des meilleurs films innovants le genre fantastique, préférant jouer sur les peurs les plus primales, John Kasinski réussit son pari et frappe un grand coup dans le cinéma de genre.

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[CRITIQUE] «Sans un bruit», réalisé par John Krasinski