[CRITIQUE] « Paranormal Activity : The Marked Ones », réalisé par Christopher Landon

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Paranormal Activity - The Marked Ones affiche

Alors que Jesse, après avoir été « marqué », est poursuivi par des forces mystérieuses, sa famille essaye de le sauver.

Sixième volet de la saga la plus rentable de l’histoire du cinéma d’horreur, Oren Peli — le producteur aux « idées » en or — revient avec Paranormal Activity : The Marked Ones, le second spin-off de la saga qui tourne en rond à en faire vomir plus d’un, même au sens littéral du terme.

Paranormal Activity - The Marked Ones photo

Tous les ans, c’est la même chose : une horrible envie vient à des dizaines de milliers de spectateurs. Un gros plaisir coupable qu’on préférerait cacher pour ne pas se faire traiter de cas-social ou plus sobrement de masochiste. Une maladie hype nommée Paranormal Activity.

Depuis maintenant six ans, nous savons ce que le film va nous offrir : une histoire bancale, une hypothétique légende dont on ne sait quasiment rien depuis tant d’épisodes, des acteurs et des situations plus ou moins réalistes. Pourquoi allons-nous dépenser de l’argent pour cette franchise ? Parce que le film propose aux spectateurs la mise en abyme de leurs plus grandes peurs : Les portes qui grincent, le changement de comportement (« il faut qu’on parle »), les objets qui bougent tout seul et les méchants esprits. Toutes ces peurs font partie du quotidien et c’est cela que tout spectateur recherche devant Paranormal Activity. Même si certains épisodes de la saga arrivent à nous faire sursauter de notre siège grâce à quelques malins stratagèmes, ce nouveau volet ne se renouvelle pas et tente encore une fois de violer votre cerveau en proposant un concept devenu mainstream : le found-footage.

Paranormal Activity - The Marked Ones photo 1

En utilisant ce procédé, PA: The Marked Ones continue sur ce qu’il lui a valu son succès depuis des années. Dans le film original, l’utilisation de la caméra au poing est très intelligent et nous permet d’entrer dans l’intimité des personnages afin que le spectateur puisse être en empathie avec lui lorsqu’il se fera zigouiller. Ici, l’utilisation de la caméra se veut obligatoire dans une histoire qui n’est pas écrit comme telle. Filmer la vie quotidienne d’attardés mentaux ? Ils savent faire, mais continuer de filmer pendant des situations invraisemblables, laisse le spectateur incrédule et le perd. Bien sûr, on parle d’un film, une dérive de la réalité, mais lorsqu’on utilise le found-footage, il faut s’assurer de coller un minimum à la notion du concept : la réalité.

Après avoir écrit les trois précédents volets,  Christopher Landon (le scénariste et réalisateur de ce nouveau film), continue ses efforts afin de nous en donner pour notre argent. Est-ce de l’hypocrisie avérée ? Peut-être. À en croire ce spin-of, Landon essaie de donner le minimum : à savoir des éléments décorum et de l’ennui à porter de main. Il arrive à surprendre, mais l’effet retombe mécaniquement après !

Néanmoins, PA: The Marked Ones se détache des autres films. La majeur partie de l’histoire se passe en extérieur et tente d’assembler l’énorme puzzle que constitue sa légende. Bien que ces éléments soient mineures pour en faire un bon film, ce nouveau volet donne l’impression que nous obtiendrons un bon film dans dix voir quinze épisodes.

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