[CRITIQUE] « Paranormal Activity 5 Ghost Dimension », réalisé par Gregory Plotkin

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Paranormal Activity 5 Ghost Dimension

La famille Fleeges emménage dans une nouvelle maison et découvre dans le garage des cassettes vidéos de l’enfance de Katie et Kristi et une caméra leur permettant de voir ce qui se déroule véritablement autour d’eux…

Depuis plus de 8 ans, la saga Paranormal Activity a engrangé plus de 800 millions de dollars de recettes pour 18 millions de dollars de budget répartis sur 5 films. Cette franchise simpliste et absurde a réussi à mettre K.O une autre franchise (Saw de 2007 à 2010), avec laquelle elle était en concurrence à chaque halloween. En 2015, le mythe Paranormal Activity se conclut avec un épisode 5 supplément 3D qui doit nous dévoiler tous les mystères de ces phénomènes malins.

Dans ce dernier opus de la saga, c’est le monteur et producteur des 4 derniers épisodes qui a été promu à la réalisation. Grégory Plotkin a la lourde tâche de nous donner le maximum de frissons pour le dernier tour de grand-huit. On va tout se dire tout de suite : En quoi la série Paranormal Activity a t-elle besoin d’un réalisateur (et d’un scénario) ?

Paranormal Activity 5

On ne va pas se mentir, le scénario de ces found-footage paranormaux n’est pas la pièce maîtresse de ces longs-métrages. Les dialogues sont la compilation des meilleurs discussions instantanées des années 2000, les personnages sont antipathiques (une belle cohérence avec les précédents volets), l’histoire est simpliste et souvent incohérente. Rien de bien surprenant pour un film qui tente de donner son maximum pour la fin.

La 3D était l’élément nouveau pour ce final. Bien dans certaines scènes, elle se trouve très efficace et fait preuve d’un réel effort. Elle est aussi l’arnaque du siècle. Le film n’est pas totalement en 3 dimensions puisqu’elle se déclenche lorsque la caméra « maléfique » se met en marche. On peut passer de la 3D à la 2D en rien de temps. On pratique la gymnastique des lunettes : un coup enlevé, un coup sur le nez. Car si on les laisse pendant la 2D l’image est plus sombre.

Ce n’est pas parce qu’il est en 3D, et que le réalisateur signe le dernier volet d’une franchise hautement sur-estimée, qu’il faut changer les règles. Certains événements paranormaux sont assez efficaces et offrent des moments de tension tout au long du métrage, mais la pauvreté du scénario (4 scénaristes quand même) et les explications bâclées sur la véritable manigance de ces sorcières ne valent pas le coup d’être vu au cinéma (voir tout court). Ce qui devait être un plaisir coupable s’est retrouvé être une séance de torture.

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