[CRITIQUE] « Orgueil et Préjugés et Zombies » réalisé par Burr Steers

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orgueil prejuge zombie affiche poster

En plus de sa recherche du grand amour et d’indépendance, la belle Elizabeth Bennet doit composer avec une invasion de zombies.

En 2012 est sorti sur grand écran le film de Timur Bekmambetov Abraham Lincoln Chasseur De Vampires basé sur le best-seller de Seth Grahame-Smith. Aujourd’hui, c’est l’autre best-seller de ce même Seth Grahame-Smith qui connaît une transposition sur grand écran : Orgueil et Préjugés et Zombies. Ce roman publié en 2009 revisite l’oeuvre culte de Jane Austen en pimpant le récit romantique d’une dose d’horreur à l’aide de zombies, de filles guerrières et de combats acharnés. Malheureusement, ce film, développé 2 ans après l’échec d’Abraham Lincoln Chasseur De Vampires, n’a rien appris de son aîné, loin de là.

Le postulat de départ est très bon. L’Angleterre du XIXème siècle est devenue un gigantesque cimetière à ciel ouvert et les filles Bennett, tout en cherchant le grand amour, passe une grande partie de leurs journées à polir des armes et poutrer du zombie. Enfin, ça, c’est l’idée de départ. En vérité, ce film se résume à un gigantesque monologue sentimental à cinq voix, entrecoupé de combats. La réalisation manque de fond et d’ambition. Les zombies sont bien faits lorsqu’ils sont en gros plans mais dès qu’il y en a trop, cela frise le ridicule et on sent le maquillage et les CGI.

Le gros problème du film est son histoire. Si l’oeuvre de Jane Austen est connue pour être lente et contemplative à souhait, sa version zombie était beaucoup plus rythmée et vulgaire. Sauf que lors de son passage sur grand écran, elle a perdu son rythme et semble destinée à ne jamais le retrouver. C’est une constante alternance de moments épiques et de moments de calme. Mais si ces derniers sont nécessaires au récit – on n’est pas dans Resident Evil – le spectateur est en droit d’avoir de quoi le calmer avant le combat suivant. L’effet marche trop bien puisqu’au-lieu d’être calmé, il finit au-mieux par bailler, au pire par dormir. Cela aurait pu être un bon délire geek avec de jolies filles guerrières, fortes et sexy mais au final on a l’impression de suivre des filles aimant à se plaindre des hommes mais voulant être avec eux et ayant surtout besoin d’eux pour survivre !

Pride and Zombies 2

Le casting est peut-être l’un des seuls éléments du film qui vaille le détour. Le rôle principal est tenu par Lily James (Cendrillon, Downton Abbey) qui joue l’héroïne forte : Elizabeth Bennet. Elle incarne à merveille cette jeune femme forte et indépendante qui sait ce qu’elle veut et ne se laissera pas bloquer la route. Le casting est complété par Sam Riley (Control, Sur La Route) dans le rôle du célèbre Monsieur Darcy et par Matt Smith (Doctor Who, Terminator Genysis). On notera l’apparition de Lena Headey en guerrière bad-ass dans un rôle proche de celui qu’elle tenait dans Dredd et surtout Terminator : Les Chroniques de Sarah Connor. Ce casting cinq étoiles est clairement sous-estimé et aurait mérité de meilleures scènes ou une meilleure écriture.

Malheureusement pour eux, Burr Steers hésite constamment entre rendre hommage à Jane Austen, proposer une comédie ou un film catastrophe sur les zombies. La structure du film s’en ressent puisqu’il a choisi d’alterner ces trois éléments les uns après les autres sans essayer de les connecter entre eux. Le résultat est un film plus qu’inégal qui manque de mordant.

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