[CRITIQUE] « Open Windows », réalisé par Nacho Vigalondo

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Nick est un homme comblé : ce soir, il dîne avec Jill Goddard, la plus sexy des actrices, grâce à un concours en ligne. Mais au dernier moment, la star annule…. Dans la soirée, un homme mystérieux contacte Nick et lui propose d’espionner son idole via son ordinateur. En acceptant, Nick se retrouve pris dans un terrible engrenage…

Les films d’horreur à faible budget se font de plus en plus fréquents au fur et à mesure que les années passent. Un genre en pleine expansion qui n’est pas forcément gage de qualité au vu des dernières productions parues fin d’année 2014 (tant sur le grand que sur le petit écran). Open Windows a la lourde responsabilité que de représenter le cinéma d’horreur – aux allures de thriller dans le cas présent – en ce début d’année 2015. Marqué par la présence d’Elijah Wood, mondialement connu de par son rôle de Hobbit qu’il n’est plus nécessaire de présenter, et de Sasha Grey, ancienne actrice pornographique reconvertie dans le cinéma traditionnel, le film a déjà de quoi attirer l’attention. Mais un tel duo peut-il s’avérer crédible sur la longueur ?

Open Windows 1

Avant de répondre à cette question, commençons par le commencement. L’histoire débute lors d’une conférence de presse autour d’un film dont Jill Goddard (Sasha Grey) est l’actrice principale. En tant que fervent admirateur, Nick Chambers (Elijah Wood) est chargé de nourrir une page Internet consacrée à Jill, qui lui vaut l’honneur d’un dîner en tête à tête avec la star. Toutefois, Jill annule le rendez-vous à la dernière minute, et un mystérieux inconnu contacte Nick, l’invitant à espionner la star dans son intimité … Tel est le point de départ de notre intrigue. Un sujet voyeur auquel il peut sembler facile d’adhérer, qui plus est lorsque la situation initiale est relativement bien amenée. Open Windows possède une atmosphère particulière qui séduit sur les débuts, et qui nous incite à en savoir plus sur ce personnage insidieux venant faire irruption dans la vie privée de nos protagonistes.

Toutefois, le film se perd à mi-chemin, et peine à rendre la seconde partie intéressante pour le spectateur. Plusieurs raisons à cela. La première est liée au fait que le film épuise tous ses atouts en un temps record. Tout ce qui faisait l’intérêt de l’intrigue passait par le biais d’une utilisation plutôt ingénieuse des technologies présentées dans les débuts du long-métrage. Bien que présentes dans la seconde partie, ces technologies ne sont là que pour asservir, d’une manière parfaitement ridicule, l’accumulation de twists tous aussi incompréhensibles les uns que les autres. Enfin, le jeu d’acteur n’est vraiment pas convaincant. Elijah Wood surjoue, abusant des expressions faciales habituelles à celles qu’il utilise dans ses autres rôles ; Sasha Grey ne parvient pas à être crédible un seul instant … Plus rien ne vient sauver le film de l’inexorable naufrage qui l’attend.

Open Windows 2

En définitive, Open Windows n’est rien de plus qu’un vulgaire pétard mouillé, qui démarre pourtant sur des bonnes bases, mais qui peine à remonter la pente en fin de parcours. Saluons tout de même l’effort du réalisateur, Nacho Vigalondo, qui contribue à favoriser l’utilisation de technologies quotidiennes dans un long métrage. Il aurait cependant fallu que l’écriture du scénario soit un peu plus développée qu’elle ne l’est pour rendre le film intéressant sur la durée.

Open Windows
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Conclusion

Un essai partiellement réussi, qui épate plus par ses prouesses techniques que par son écriture. 

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