[CRITIQUE] « Mosquito », réalisé par Gary Jones

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Une mystérieuse capsule extraterrestre s’écrase de la forêt du michigan et génère une étrange mutation génétique. Dans toute la région, les habitants sont sauvagement attaqués par des moustiques géants de 2 mètres d’envergure en quête de sang humain.

On pensait avoir tout vu en terme de film d’horreur au pitch improbable, mais c’était sans compter sur Gary Jones, réalisateur adepte de series B avec des grosses bebettes (Planet Raptor n’aurait rien a envier à Jurassic Worldet son Mosquito.

Sorti en 1994, le long métrage a assez mal vieilli en ce qui concerne les effets spéciaux (ce bon vieux Jones a tout de même travaillé sur le Evil Dead 3 de Raimi). Pas mal de scènes sont laides et n’ont même pas l’utilité d’un fond d’écran potable, reste les moustiques qui font parfois l’exploit d’être répugnants, quand ils ne trainent pas en bande sur On n’est pas tout seul de Gradur. Les meurtres aux effets tout aussi grossiers dégoûtent autant qu’ils sont hilarants, la supercherie se voit mais difficile d’en rejeter le plaisir procuré.

Mosquito joue sur deux tableaux, on passe de scènes horrifiquement bien intentionnées à d’autres proches du nanar volontaire. Excepté quelques fulgurances, les personnages sont débiles ou beaufs. Leurs réactions ne sont pas le moins du monde naturelles, ne serait-ce que la première rencontre avec un beaufsquito aussi gros qu’une vache mais qui ne semble pas du tout désarmer le couple du film. On croule sous la subtilité et les métaphores distinguées, en effet la barrière entre moustiques géants et appareils génitaux masculins volants est très fine.

Dans ses meilleurs moments, le film use de quelques références bienvenue comme La Nuit des Morts Vivants lors du climax final, Gary Jones a même le luxe de se payer Gunnar Hansen et de lui rendre hommage avec un clin d’oeil certes grossier à son rôle iconique de Leatherface.

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