[CRITIQUE] « Les révoltés de l’an 2000 », réalisé par Narciso Ibáñez Serrador

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Tom et Evelyn, un couple qui vont avoir un bébé dans peu de temps, partent en vacances et en profitent pour visiter une petite île. Une fois arrivés sur place, l’île est uniquement composée d’enfants. Tous les adultes ont disparu. Le couple va alors devoir survivre à la folie meurtrière des enfants.

Les révoltés de l’an 2000 est une adaptation de la nouvelle El juego de los niños. Il s’agit de la première adaptation de cette histoire. Le film date de 1976 mais il existe une plus récente adaptation cinématographique, Come out and play, datant de 2012 dont vous pouvez lire la critique ici (lire la critique).

Je n’ai pas lu la nouvelle mais l’histoire ressemblant fortement à l’adaptation de 2012, nous pouvons penser qu’elle est fidèle. Elle est voire même plus étoffé en s’appuyant sur la misère des enfants dans le monde. En effet, le film commence avec des (vraies) vidéos d’archives en noir et blanc des différentes guerres et de la famine sur les enfants. Ce sont 7 min 30 d’images choquantes d’enfants lors de la seconde guerre mondiale, de la guerre de Corée, du Vietnam ou du Nigeria. Des images d’enfants brûlés courant nus dans les rues ou amputés ou souffrants de malnutrition ou allongés, ne pouvant plus bouger, les os sur les côtes ou morts. Sur chaque transition entre les différentes guerres, nous pouvons entendre des enfants chanter. L’innocence de leur voix met mal à l’aise pour cette introduction. Puis, le film commence en enchainant sur une plage bondée d’hommes, femmes et enfants, s’amusant, rigolant, bien-portant. Quelque chose de plus familier à nos yeux pour la transition qui nous ramène dans « notre » monde.

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Nous découvrons ainsi notre couple qui essaie de rejoindre l’île pour des vacances. Durant cette première partie, le réalisateur insiste encore sur le mal fait aux enfants dans le monde avec une information à la télévision où les enfants sont victimes de la guerre. Même si cela a déjà été vu (et compris) 10 minutes auparavant, le fait que ce soit des images d’archives accentue encore le mal et nous ne pouvons ignorer tout cela.

L’arrivée sur l’île où se déroulera l’histoire se fait par une rencontre avec des enfants souriants et qui s’amusent. Ils ignorent les adultes. Ainsi l’ambiance malsaine du film s’impose dès l’arrivée. Les rues sont vides, les enfants ne parlent pas, le couple commence à s’inquiéter. Puis un premier meurtre a lieu par une jeune fille sur un vieillard. Le ton est donné (même si malgré l’ambiance oppressante, le film souffre d’une petite lenteur lors de la mise en place de la folie des enfants).

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Le problème qui se pose désormais aux adultes (et cela est très explicite dans le film comparé à la version 2012), comment peuvent-ils se défendre face à des enfants car pour cela, ils doivent leur faire du mal. Le titre original du film n’est pas ¿quien puede matar a un niño? (qui peut tuer un enfant ?) pour rien.

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