[CRITIQUE] « Le Dîner des vampires », réalisé par Jason Flemyng

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La nuit de passion promise par une ravissante cougar se transforme en lutte pour sa survie, quand Sebastian découvre les amis de sa conquête, des vampires affamés, dans une ferme isolée. Pour ne rien arranger, un groupe de chasseurs de vampires vient aussi se joindre à la fête.

Dany Boon et Ben Affleck l’ont fait. Avec Le Dîner des vampires, c’est l’acteur à la filmographie bien remplie Jason Flemyng, vu dans Bruiser de feu George A. Romero ou encore dans la comédie fantastique française Atomik Circus, qui s’essaye à la réalisation. Eat Local (en vo) est un pied de nez que s’inflige Jason Flemyng puisque pour ce premier long métrage il quitte Hollywood pour son bercail campagnard britannique en adaptant pour l’occasion un scénario de l’écrivain Danny King.

Le ton serious business de l’introduction est vite désamorcé par un humour burlesque dont seuls les britanniques ont le secret. Aussi Flemyng nous épargne les futilités sur la découverte des vampires, le fait qu’ils existent est pris pour acquis dès le début afin de passer rapidement aux choses sérieuses. Ainsi le rythme est très soutenu, l’action et les situations comiques se marient très bien. Des tensions internes entre les vampires, leur combat contre l’armée et des petites interludes cocasses remplissent les 1h30 de huit-clos façon Assault on Precinct 13 de manière efficace sans expédier les scènes pour autant. Enfin rpz* aux acteurs (surtout Dexter Fletcher et Billy Cook) et aux maquilleurs pour nous avoir offert des suceurs de sang inspirés de Fright Night particulièrement sexy et top swag.

Le Dîner des Vampires s’amuse également des clichés en les respectant et tout le monde en prend pour son grade. Les vampires ont instauré des quotas pour ne pas se faire repérer, pas le droit de manger les enfants… Les soldats/chasseurs sont aussi ridiculisés par leur pseudo héroïsme ou leur manque d’éthique. Sans gêner, la dualité homme/monstres inévitable dans ce genre de films manque cependant de subtilité. Flemyng réussi à faire passer son discours méta (une fausse pub de cosmétique inattendue) sans qu’il ne dénature son film alors que certaines scènes ont une allure très blockbuster hollywoodien notamment un combat filmé en plan-séquence dans une grange qui en fera frétiller plus d’un. Entre des scènes cartoonesques et d’autres d’action badass rythmées par une bande originale rock, on passe un moment jouissif qui le serait encore plus une bière à la main avec vos gars sûrs.

*représente. Oui, l’auteure de cette chronique est swag.

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