[CRITIQUE] « La nuit des vers géants », réalisé par Jeff Lieberman

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Suite à un orage conséquent, un village se retrouve envahi par des vers carnivores.

La nuit des vers géants est un film à faible budget passé plus ou moins inaperçu puisque sorti la même année que Les Dents de la Mer, bien qu’il jouit d’une plutôt bonne réputation auprès des connaisseurs. Il restera le film le plus connu du réalisateur new-yorkais Jeff Lieberman, son dernier film Au service de Satan, datant de 2004.

Tout commence lorsque des câbles électriques entrent en contact avec la terre suite à un violent orage provoquant un étrange comportement chez les vers, on assiste en parallèle à l’arrivée de Mick (Don Scardino) venu rendre visite à sa petite amie Geri (Patricia Pearcy) qui vit dans le village de Fly Creek. A l’instar de Microwave Massacre, l’idée de « vers carnivores » n’est qu’un prétexte pour parler d’un sujet plus large, ici le conflit fantasmé des citadins vs paysans avec la petite touche spécial film d’horreur animalier soit el famoso message écologique.

Ce qui peut se poser comme un problème avec les films indépendants à but dénonciateur, et qui ici n’échappe pas à la règle, est souvent le rythme. Il faut attendre 40 minutes sur 1h30 pour voir ne serait-ce qu’un bout de ver, La nuit des vers géants n’est alors pas un film destiné aux assoiffés de torture porn ou de films tel que Sharknado pour rester dans le sous genre. Lieberman prend bien son temps pour établir chaque personnage mais surtout montrer sa version personnelle du conflit cité plus haut. On sent bien le regard du réalisateur new yorkais sur la campagne, les habitants de Fly Creek étant soit débiles ou fous, soit beaufs et qui ne sauraient se sauver de cette catastrophe sans l’arrivée d’un héros « civilisé ». Si on omet le coté ennuyeux des clichés d’écriture, ils font de La nuit des vers géants une série b modeste et l’intrigue sous forme d’enquête est agréable à suivre bien que le spectateur ait toujours une longueur d’avance sur les personnages ce qui au bout d’un certain temps peut provoquer l’ennui.

Une fois venue la confrontation de nos deux héros face aux vers « géants », le film passe la deuxième et devient un survival plus intéressant à regarder. Les scènes qui incluent les vers sont particulièrement déplaisantes, dans le bon sens du terme. Jeff Lieberman ne vire jamais dans l’extravagance, le tout reste plutôt réaliste ce qui accentué par l’ambiance claustrophobique du cadre rural donne en rendu horrifique plutôt réussi. Un autre point fort du long métrage est l’humour. Nombreuses sont les scènes comiques entre Mick et les villageois notamment au début, ainsi que les personnages dans l’entourage de Géri, c’est à dire sa mère un peu folle et sa sœur un peu sotte, qui nous offrent quelques moments légers. Bien que contrairement à Microwave Massacre cette fois, La nuit des vers géants ne fait pas l’erreur de forcer le comique de situation ce qui permet au long métrage de ne pas tourner nanar et rester crédible tout en mélangeant aisément humour pinçant et horreur efficace.

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