[CRITIQUE] « La Mort en ligne 2 », réalisé par Renpei Tsukamoto

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 La mort en ligne 2 affiche

Alors que le premier volet sortait en France en 2005 et qu’un remake américain faisait son apparition loin de l’hexagone, c’est en 2014 – soit 9 ans après la sortie japonaise – que La Mort en Ligne 2 arrive dans les bacs français. Ce dernier volet est-il à la hauteur du premier ? On a tendance à penser tout le contraire.

Kyoko rend visite à son petit ami dans le restaurant où il travaille. Lorsque le propriétaire, M. Wang, répond au téléphone, il reçoit un message annonçant sa mort immédiate. Son décès suscite la curiosité d’une journaliste qui révèle à Kyoko que son amie Madoka a reçu un appel similaire entrainant la mort de la jeune femme. Lors de l’autopsie de M. Wang et Madoka, Kyoko reçoit à son tour un appel téléphonique. La malédiction se répand comme un virus que rien ne semble pouvoir arrêter.

La Mort en Ligne a un concept assez sympathique si on regarde le premier volet : une fille reçoit un appel étrange venant de son portable. La sonnerie n’est pas la sienne et ce qu’elle entend est effroyable. Elle écoute sa propre mort trois jours avant qu’elle arrive. Le deuxième volet reprend l’idée de départ en tentant désespérément de donner un nouveau souffle à cette mythologie. Oui, dans la bouche de la victime ne se trouve plus un bonbon, mais du charbon. Un nouveau souffle de taille.

La mort en ligne 2 photp

Ce n’est pas tant le manque d’originalité qu’on brime dans ce film, mais bien l’incapacité de l’équipe à nous donner un film d’horreur qui ne nous endort pas. On assiste à très peu d’exécutions, bien qu’elles soient assez dérangeantes, le reste du film se partage entre un retour aux origines mené par un personnage lié au premier opus et le personnage principal qui essaye, tant bien que mal, à trouver un moyen d’échapper à cette malédiction.

Le film rappelle également un pan de l’histoire basé sur la sequelle de Les Griffes de la Nuit. Il faut à tout prix revenir sur les lieux du drame pour en savoir un peu plus ; les parents bourreaux qui ont fait subir une mort effroyable au fantôme que tout japonais apprécie uniquement dans les films d’horreur.

Tout n’est pas à jeter. Le retour de la sonnerie maléfique continue toujours de faire frissonner les aficionados de la saga et certaines scènes méritent notre attention, mais tout cela manque cruellement d’une belle mise en scène.

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