[CRITIQUE] « I Am Not A Serial Killer », réalisé par Billy O’Brien

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Dans une petite ville des Etat-Unis, un adolescent aux tendances psychopathes se retrouve à chasser et éliminer une créature meurtrière tout en gérant ses propres pulsions.

Adapté de la série littéraire de Dan Wells, I Am Not A Serial Killer (Je Ne Suis Pas Un Serial Killer en VF) propose une plongée dans la psychée d’un adolescent psychopathe. Emmené par Max Records (Where The Wild Things Are) et Christopher Lloyd (Retour Vers Le Futur), ce film possède son propre style et une ambiance atmosphérique.

Le spectateur est amené à rencontrer John, adolescent normal ou presque qui vit avec sa mère et sa tante. Toutes deux sont thanatopractrices et John leur file un coup de main de temps en temps. Le problème ? Il a été diagnostiqué comme psychopathe, vit grâce à un certain nombre de règles et est fasciné par les tueurs en série. Quand des meurtres se produisent dans sa ville, il est persuadé que le tueur n’est pas humain et se met en chasse.

Le film de Billy O’Brien a une ambiance clairement définie et travaillée : c’est une petite ville des États-Unis. On y retrouve tous les clichés logiques : l’usine, le lycéen populaire, le vélo et la musique rock. On a l’impression de voir une version grise de Retour Vers Le Futur ou des Goonies, l’humour en moins. Le film joue des situations et émotions des personnages sans jamais juger et sans prendre le temps de s’étendre. Il est mené à un rythme soutenu ou les révélations s’enchaînent et se suivent. C’est suffisamment rare pour le souligner mais c’est une adaptation fidèle du roman de Dan Wells.

On a l’impression d’être face au résultat de la rencontre entre Six Feet Under, Retour Vers Le Futur, Twin Peaks et n’importe quel film de monstre. La caméra est solide, pas avare en détails gores tels que les cadavres ou organes mais elle n’en fait pas trop. Billy O’Brien (Isolation) pratique beaucoup des jeux avec les lumières, la fumée et joue avec les corps de ses acteurs. Il travaille sa formidable ambiance destinée à capturer le spectateur et ne le laisser ressortir qu’à la fin du générique. On regrettera, en partie, la présence de Christopher Lloyd qui vient briser ce casting relativement méconnu mais c’est un acteur qui sait se jouer des autres et cela atténue son rôle.

I Am Not A Serial Killer est une petite surprise qui surprend agréablement et montre que l’horreur n’est pas que visuelle.

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