[CRITIQUE] « Hellraiser 2 : Les Écorchés », réalisé par Tony Randel

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Kristy est la seule rescapée du massacre de son père et de sa belle-mère par les cénobites, elle est placée en centre psychiatrique à l’institut Channard. Mais son docteur, qui n’est autre que le directeur de l’institut, semble connaître le secret de la boîte. Il va alors ressusciter la belle-mère de Kristy et tenter d’ouvrir la boîte à l’aide de Tiffany, une jeune autiste spécialisée dans la reconstitution des puzzles. Mais quand la boîte s’ouvre, elle plonge les protagonistes dans le monde de Léviathan…

Suite directe de l’original de 1987, Hellraiser est l’une des sagas emblématiques du cinéma d’horreur contemporain et de l’univers bien particulier de Clive Barker. À la fois écrivain, producteur, réalisateur et scénariste, il s’illustre dans diverses histoires morbides et fantastiques mêlant créatures infernales et univers parallèles.  Il y a une trentaine d’années, Clive Barker s’initie pour la première fois au cinéma en réalisant l’un des films les plus glauques jamais réalisés : Hellraiser, Le Pacte (1987). Icône du cinéma fantastique britannique, le film est tiré de son propre roman rédigé en 1986 intitulé The Hellbound Heart. Celui-ci raconte l’histoire d’une fameuse boîte-puzzle, dont le propriétaire peut s’aventurer dans divers univers en y résolvant les énigmes cachées. Cette boîte renferme aussi les cénobites, fameux mi-anges mi-démons faisant leur apparition, adeptes de souffrances ultimes à mi-chemin entre le plaisir et la douleur, les cénobites massacrent ceux ou celles qui ont le malheur de s’aventurer un peu trop près de leurs univers en les emmenant dans leur monde afin de s’adonner au plaisir de la chair et du sang, pour l’éternité.

C’est dans cette univers malsain et glauque que commence l’histoire d’Hellraiser, L’héroïne du premier film, Kristy (Ashley Laurence) rescapée du massacre de sa famille par les cénobites du premier opus est arrêtée par la police. Donnant sa version surréaliste des faits, elle est finalement internée en hôpital psychiatrique, l’institut Channard. Son médecin, le docteur Channard s’avère lui aussi être un adepte et admirateur du monde des cénobites, il va tout faire pour entreprendre la connaissance de ce monde infernal à l’aide notamment d’une jeune autiste Tiffany, qui après avoir résolu l’énigme de la boîte, va plonger nos protagonistes dans l’univers du Leviathan, un labyrinthe infini peuplé de créatures.

Hellraiser 2: les écorchés est une large extension du premier opus. On y découvrire de ce fait bon nombre d’éléments qui ont trait aux origines de ses personnages emblétiques : celui de Pinhead d’abord, leader des cénobites qui était autrefois humain et général de l’armée Britannique, ancien combattant de la Première Guerre mondiale. Au contact de la boîte-puzzle, il sera torturé et transformé Pinhead, une étrange créature semi-démon au visage quadrillé et recouvert d’épingles. Le film, à l’instar du premier opus, présente l’univers même des cénobites, un monde terrifiant, un enfer diabolique ou règne en maître Leviathan, une entité suprême gouvernant ses créatures dont Pinhead et ses acolytes ne cessent de terroriser Kristy, dont cette dernière peine à retrouver le monde des vivants.

Sorte de film cauchemar, Hellraiser 2: les écorchés est l’une des rares suites à avoir égaler l’original et est considéré par certains comme le meilleur de la saga. L’histoire s’oriente peu à peu vers un trip hallucinogène ou la folie prend tout son sens. Au fur-et-à-mesure que l’héroïne du film, Kristy s’enfonce vers les enfers, ses pires cauchemars resurgissent et des visions macabres de cadavres, de flopées de sang ornent l’univers du film. Le spectateur est plongé dans un véritable cauchemar visuel. L’esthétique du film peut être à l’origine sans doute de l’inspiration de bon nombre de films comme la saga Silent Hill (films et univers du jeu vidéo), L’echelle de Jacob (1990) ou encore l’esthétique des films de Pascal Laugier plus particulièrement Martyrs (2008) ce n’est donc pas un hasard si les producteurs d’Hollywood ont sollicité ce dernier afin de lui confier le reboot d’Hellraiser. Ce dernier déclinera l’offre à la lecture du scénario, souhaitait ne pas trahir l’univers et les fans de Clive Barker (dont lui-même fait partie). Sage décision quand on connaît la déchéance de cette saga.

Le film est mis en scène par Tony Randel, cinéaste américain spécialisé des films de genre à qui l’ont doit Ticks, réalisé en 1993 ainsi que le sixième chapitre de la maison démoniaque d’Amityville intitiulé Amityville 1993 : Votre heune a sonné. Co-scénarisé par Peter Atkins, ce dernier a notamment participé à l’écriture du troisième et quatrième opus d’Hellraiser et de la saga Whishmaster.

Clive Barker s’impliqua de maniere importante dans la conception du film. Célèbre écrivain britannique connu pour ses romans fantastiques et glauques, il est à l’origine d’histoires diverses et variées portant sur l’horreur viscérale. Il sera à l’origine de bon nombre de scénarios tirés de ses nouvelles, citons le cas par exemple de la Saga Candyman, célèbre croquemitaine afro-américain qui tue à l’aide se son crochet. The Midnight Meat Train (2008) réalisé par Ryuhei Kitamura, dans lequel on suit les activités nocturnes et sanglantes d’un étrange tueur dans le métro new-yorkais. Après le succès d’Hellraiser, Barker repasse derrière la caméra pour réaliser Cabal (1990) second film culte ou là encore, un individu fait la connaissance d’un univers enfoui peuplé de monstres  et sans oublier Le maître des illusions (1995)

Hellraiser 2 : Les écorchés est l’une des suites les plus emblématiques de cette saga, un prolongement essentiel de l’univers des cénobites autant qu’une clôture, l’un des pires cauchemars jamais réalisés à l’écran. Quel est votre plus grand plaisir ?…

Conclusion

Hellraiser 2 : Les écorchés est l’une des suites les plus emblématiques de cette saga, un chapitre fatidique du prolongement de l’univers des cénobites et de clôture, l’un des pires cauchemars jamais réalisés à l’écran. Quel est votre plus grand plaisir ?…

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