Happy Birthdead 2 You de Christopher Landon – Critique

Alors que Tree pensait s’être définitivement débarrassée de celle qui voulait sa mort et qu’elle file le parfait amour avec Carter, elle se retrouve projetée dans une dimension parallèle à notre monde. Elle doit désormais affronter des fantômes de son passé et de nouveaux ennemis…

Malgré son concept casse gueule et son côté slasher gentillet, Happy Birthdead était une bonne surprise à sa sortie. On ne peut pas en dire autant de cette suite, qui bien qu’elle pousse le délire des boucles temporelles encore plus loin, n’arrive pas à la cheville de son prédécesseur. Peut-être sommes nous dans une dimension parallèle où Happy Birthdead 2 You est un mauvais film?

Alors que le premier se concentrait uniquement sur le personnage de Tree (Jessica Rothe toujours aussi impeccable au passage), ce sequel introduit de nouveaux personnages à peine creusés, des bouches trous qui ne servent que d’excuse pour une suite finalement pas nécessaire. Le pire reste l’intérêt amoureux au coeur de l’intrigue, histoire de coeur dont nous n’avons également rien à cirer.

Happy Birthdead 2 You est en ça très artificiel, les personnages secondaires n’ont pour la plus part pas de personnalité marquante et les scènes s’enchaînent sans grandes convictions. Reste l’histoire autour de Tree et de sa mère, ici revenue à la vie dans une dimension parallèle, qui arrive à être touchante, même si ça n’a, encore une fois, pas grand intérêt. De ce point de vue, le premier film était intéressant car plus ouvert à l’interprétation, notamment l’importance de la relation mère/fille dans cette boucle temporelle.

Ciao l’horreur, bonjour le n’importe nawak et la rom-com insipide. Happy Birthdead 2 You troque l’ambiance slasher/teen movie un peu culotté pour l’ambiance comédie romantique dorée de science fiction pauvre, de sketchs visuels et scénaristiques devant lesquels on hésite entre le facepalm ou le rire gêné. Le cliché de la française certifiée Amélie Poulain avec son béret, les classiques The Flower Duet et Carmina Burana sur une scène au ralenti (on vous en passe et des meilleures)Christopher Landon l’a fait. En 2019.

Les ressorts “humoristiques” sortis de nulle part renforcent cette impression de film impersonnel. Nous sommes typiquement devant le syndrome d’une suite qui s’engouffre dans son concept et croit que le fun à gogo assure un bon divertissement, sans se donner la peine de pondre une histoire qui tienne debout.

2

Conclusion

Sequel de la déception où les scènes sans grands intérêts s’enchaînent au détriment d’un vrai scénario.

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