[CRITIQUE] « Glass », réalisé par M. Night Shyamalan

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David Dunn, l’homme « incassable », se lance à la poursuite de « La Bête », la personnalité surhumaine de Kevin Wendell Crumb. De son côté, « l’homme de verre » Elijah Price éveille à nouveau l’intérêt en affirmant détenir des informations capitales au sujet de ces deux hommes très spéciaux.

Revenu dans les cœurs de ceux qui l’avaient perdus grâce à Split (ne pas sous estimer The Visit pour autant), c’est de nouveau sous l’aile de Jason Blum que M. Night Shyamalan réalise Glass, film qui conclut sa trilogie Incassable.

On attendait cette suite au tournant, et quelle déception fut-elle. Cela commence par deux noms : Bruce et Willis. Le bougre n’en a plus rien à faire semble-t-il, il ne dégage tellement rien que ce serait même plus agréable de voir Steven Seagal jouer à sa place. James McAvoy est quant à lui toujours aussi brillant dans ce rôle difficile (il nous tarde de le retrouver dans Ça : Chapitre 2), cependant le scénario ne lui rend pas toujours hommage.

En effet, Glass est vraiment bon que dans ses moments intimistes dans le style de Split, surtout la relation Kevin/Casey, très touchante et moins bourrine que le reste. Apparemment, M. Night Shyamalan a replongé dans le chaudron de la non subtilité dans laquelle il a bu la tasse nourrie de flashbacks inutiles et de références verbales grotesques (dont une phrase qu’aurait très bien pu sortir Jean Reno dans The Last Face)

Les thématiques de Glass sont son point fort, le film se rapproche nettement d’Incassable. Que ce soit sur les pathologies mentales ou le pouvoir de l’imagination, Shyamalan avait encore beaucoup à dire. Il essaye tant bien que mal de nous mettre le doute sur les réels pouvoirs de ces trois protagonistes cependant on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond tant les arguments à l’encontre sont maigres et que Sarah Paulson n’a pas l’air d’y croire elle même.

La mise en scène est à l’image de ces supers-héros voulus réalistes, les décors n’ont rien d’extravagants, ni l’expression à l’écran de leurs supers pouvoirs. La réalisation non plus ne se la joue pas Avengers afin de coller le plus possible au réalisme de l’histoire, certes le choix est louable et prête au film une certaine originalité mais cela ne fonctionne pas toujours, principalement la façon dont sont filmés les combats de La bête vs Dunn.

Glass
2.5

Conclusion

Glass conclut correctement cette franchise de 19 ans mais sans être à la hauteur de ses prédécesseurs.

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