[CRITIQUE] « Ghost In The Shell », réalisé par Rupert Sanders

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Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Après un tournage sur fond de polémique raciale et une gestation assez longue, Ghost In The Shell débarque dans sa version américaine ce mercredi. Plagiat assumé ? Relecture audacieuse ? Blockbuster sans saveur ?

Commençons par évoquer l’histoire. Les fans du manga de Masamune Shirow devrait s’y retrouver car, au global, on retrouve la trame du récit. On suit le Major, créature cybernétique à cerveau humain qui dirige une escouade anti-terroriste. Au-cours d’une enquête, elle découvre que son passé est lié à un cyber-terroriste. S’en suit pendant une longue heure et demie de film une alternance de scènes d’action trop courtes mais bien chorégraphiées et des dialogues/scènes un poil trop longs. Globalement, on ne s’ennuie pas mais on sent des moments de creux qui reviennent trop souvent. La structure du film est assez répétitive dans son schéma : action puis enquête puis révélation puis action… Ce qui choque le plus est le manque d’humanité du film. On évoque là un fantasme humain par excellence, la résurrection et la possession de l’autrui or cela n’est qu’effleurer à coup de phrases vaguement philosophiques et franchement risibles. On sent clairement que Rupert Sanders et ses 3 scénaristes ont lu le manga mais sans en comprendre tous les tenants et aboutissements. On ne veut surtout pas perdre le spectateur.

Rupert Sanders est un habitué des tournages sur fond vert et des CGI et cela se sent. Littéralement chaque plan dégueule de CGI. Il entreprend à grand renfort de tours de manche de transformer une ville en un vague délire futuriste même si cela ressemble trop à un Blade Runner avec du budget et une bonne équipe de graphistes. On notera cependant que les scènes d’action sont hyper-chorégraphiées et stylisées à outrance et que le choix esthétique est indéniable. Il sait filmer son actrice principale pour la rendre érotique à souhait et joue avec plaisir avec les spectateurs. L’aspect robotique du film est impeccable et la modernité du film est indéniable. Il y a cependant fort à parier qu’il vieillisse mal dans le futur.

Il restait un point absent de la promo : les origines du Major. Si le casting de Scarlett Johansson a posé problème – car pas assez asiatique – l’histoire justifie rapidement, dès son introduction en fait, le choix artistique. Le spectateur constate assez vite que le casting n’est destiné qu’à rendre bankable le film sans aucune volonté de nuire. On notera la présence de la française Juliette Binoche dans un rôle plutôt bien mené même si l’on sent que le jargon scientifique lui est inconnu. Le reste du groupe, malgré des têtes connues, ne sert qu’à accompagner Scarlett Johansson qui prouve, une fois encore, sa capacité à incarner des êtres robotiques. Si cela est volontaire ou non, elle donne vie au Major et lui insuffle une humanité qui bien que trop peu utilisée n’en reste pas moins vitale pour le film. Elle n’en oublie pas moins sa fonction première et joue de sa plastique et du flingue comme jamais.

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