[CRITIQUE] «Future World», réalisé par James Franco et Bruce Thierry Cheung

No Comment

Un jeune prince et un robot s’aventurent dans un monde violent et ravagé.

James Franco devant et derrière la caméra, Milla Jovovitch hantée par Resident Evil, Lucy Liu en reine, un prince, un robot sexy, un monde apocalyptique, des motos, des flingues et Snoop Dogg… Ce cocktail détonnant est un excellent résumé de Future World, un Mad Max bien barré qui mérite d’être vu pour son ensemble foutraque à souhait.

Le pitch est aussi simple que le premier Mad Max de George Miller dans lequel un policier se venge des criminels ayant tué sa femme. Dans Future World, un prince — fils de Lucy Liu — part en quête d’un remède pour sauver sa mère. Le remède prend l’aspect d’un robot féminin — bien proportionné pour ne rien gâcher —  qui se trouve être la future femme de James Franco, chef de criminels. S’en suit une odyssée de 1 heure et 28 minutes au-cours de laquelle on croise Milla Jovovitch en Bane-zombie et un Snoop Dogg des grands jours. Tout ce petit monde s’affronte à coups de bécanes de poings et de flingues dans une orgie visuelle hilarante, ou gênante selon votre plaisir.

On va pas se voiler la face, rien en va dans ce film. Le casting est en roues-libres, la réalisation est atroce en alternant entre caméra à l’épaule, travelings, ralentis, effets visuels et CGI douteux. Le scénario tient sur un post-it et les dialogues sont d’une profondeur abyssale avec accumulation de clichés de séries Z et des moments gênants. On notera, à titre d’exemple, un échange servi par Milla Jovovitch, nostalgique du temps passé et verdoyant alors qu’elle se trouve devant … des arbres. Si on voulait faire un bingo des répliques clichés des survival movies nanardesque type Sharknado, Dead Snow ou encore Zombeavers, Future World coche toutes les cases avec mention Excellent.

Au-niveau du casting, on trouve un héros insignifiant et invisible au possible mais un robot à la démarche assurée dans du sable (et c’est pas donné à tout le monde) mais l’intérêt vient du co-réalisateur : James Franco. Auréolé de son Golden Globe du meilleur acteur pour The Disaster Artist, l’acteur multi-talents continue dans cette veine avec un rôle de composition alternant entre cris, discours flamboyants et une magnificence des grands jours. On sent que le casting ne s’est pas pris au sérieux et s’est éclaté comme des petits fifrelins. Mention spéciale à Snoop Dogg qui reste dans la veine de ses précédentes incursions cinématographiques Mac and Devin Go To High School ou le mal-aimé Scary Movie 5. Il joue un Huggy les bons tuyaux tout en chapeaux et punchlines.

Avec une co-réalisation assurée par James Franco, celle-ci se révèle audacieuse et riche en moments WTF. On passe de plans larges à resserrés en un instant, il multiplie les plans messianiques et fonds solaires comme il les aime.  On va assister à un changement de rythme dans la deuxième partie du film où il devient saccadé, nerveux, plus violent.

Future World est un Mad Max fauché mais qui compense son abyssal manque de scénario par un casting et une réalisation hilarants. On est dans l’esprit des précédents efforts de James Franco comme Votre Majesté ou encore C’est la fin.

«Future World», réalisé par James Franco et Bruce Thierry Cheung
3.5

Conclusion

N’est pas Mad Max qui veut !
Future World peut être un très bon partenaire de jeux de boissons pour fans du genre.

Balance ton commentaire

Back
SHARE

[CRITIQUE] «Future World», réalisé par James Franco et Bruce Thierry Cheung