[CRITIQUE] “L’Étrange cas Deborah Logan”, réalisé par Adam Robitel

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 Mia Medina pense avoir trouvé le sujet idéal pour sa thèse de fin d’année. Celle-ci décide de filmer durant plusieurs mois une mère de famille atteinte de la malade d’Alzheimer et sa fille afin de saisir le quotidien d’une personne malade et de l’être qui lui est le plus proche. Tout semble se dérouler comme prévu jusqu’à ce que le comportement de Deborah devient de plus en plus étrange. Mia se rend à l’évidence : la pauvre femme n’est pas seulement malade, mais aussi contrôlée par quelque chose d’autre. Car si Deborah a perdu la mémoire, c’est peut-être parce qu’elle a voulu oublier certaines choses de son passé…

Réalisé par Adam Robitel, L’Étrange cas Deborah Logan aborde un sujet étonnant qu’est la maladie d’Alzheimer. À travers ce long-métrage, nous suivons Mia qui souhaite réaliser une thèse vidéo sur cette maladie en suivant le quotidien de Deborah Logan et de sa fille Sarah.

Le personnage de Deborah Logan, âgée de 67 ans, est interprétée par Jill Larson offre une prestation étonnante, glaciale et frissonnante. Le film se divise en deux parties : la première étant l’ouverture du documentaire de Mia qui allie la rencontre de la famille Logan et comment la maladie a paralysé toute leur vie. Et la seconde partie, la transformation soudaine de la maladie sur Deborah qui devient un tas d’os sur pattes. Le film ne propose pas vraiment d’élément déclencheur et offre une immersion totale dès le début du film. Tout commence en douceur.

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L’alchimie entre les deux actrices est tellement naturelle que nous avons vraiment l’impression de visionner un documentaire, ainsi, le spectateur rentre rapidement dans l’histoire. En plus de ça, le réalisateur offre une introduction de la maladie en interpellant des personnages médicaux. Le film démarre avec une explication médicale et personnelle du patient, l’histoire en est touchante.

Ce qui est étonnant est certainement les actes non superficielles des personnages. Nous avons à faire à des personnages intelligents. Des personnages qui agiront comme n’importe qui pourrait réagir face à ces événements. Sarah n’hésite pas à faire appel à des docteurs ou la police au contraire d’un médium ou autre prête pour un énième exorciste, ce qui rend le film intelligent et ça fait du bien.

La maladie est là comme preuve logique du comportement de Deborah, sauf que derrière tout ça, il y a bien une affaire mystique et irrationnelle. Sans trop mélanger les deux, le réalisateur reste concentré sur le personnage de Deborah et de son ascension.

L'Étrange cas Deborah Logan
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Conclusion

Un film efficace et effrayant, L’Étrange cas Deborah Logan ne tombe jamais dans la surenchère grotesque. Il allie efficacement le documentaire et la fiction. Un régal !

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