[CRITIQUE] « Creep », réalisé par Patrick Brice

No Comment

834-04

Un caméraman accepte de se rendre dans une montagne isolée pour un travail bien payé. Mais son employeur est un peu plus étrange que ce à quoi il s’attendait…

Quand on vous dit « Creep« , vous pensez forcément à l’excellent film Anglais de Christopher Smith dans lequel une femme se retrouve piégée dans le métro Londonien et doit faire face à un tueur déformé. Et vous avez raison, car c’est un sacré bon film. Mais ici c’est un autre Creep dont on va parler mais tout aussi intéressant pour sa capacité à susciter la peur avec pas grand chose. Première réalisation de Patrick Brice (dont le second film est une comédie sélectionné à Sundance avec Adam Scott, Jason Schwartzman ou encore Taylor Schilling), Creep nous plonge dans une histoire aussi prenante qu’angoissante.

creep-1

Creep c’est seulement une heure disponible sur Netflix. L’action commence avec Aaron (Patrick Brice himself) qui à l’aide de sa caméra – le film est en found-footage – nous explique qu’il a répondu à une petite annonce lui proposant un job dans un chalet reculé pour 1000$ la journée. Notre personnage fait rapidement la connaissance de son « employeur », Josef, un homme aux intentions louables qui demande à Aaron de réaliser un film posthume pour son fils qui va bientôt naître et ne connaîtra jamais son père, atteint d’une tumeur au cerveau.

Évidemment le spectateur se rend rapidement compte que Josef n’est pas très net et devient de plus en plus angoissant vis-à-vis de Aaron, le poussant dans ses derniers retranchements. Les 40 premières minutes se résument à une montée d’angoisse progressive jusqu’à une rupture qui amène Creep dans une seconde partie tout aussi intéressante et qui permet au film qui a un rythme très lent de récupérer l’attention du spectateur.

La performance de Mark Duplass est bluffante, suscitant à la fois la peur, l’inquiétude puis la pitié. Impossible de saisir ses motivations, pourquoi fait-il subir cela à Aaron ? Quel est cet homme si triste mais également si manipulateur ? Un nouveau psychopathe est né. Trop en dire sur Creep gâcherait la surprise puisque ce film se savoure d’une traite de par sa courte durée et sa conclusion se suffisant à elle-même.

Plusieurs incohérences viennent parfois ternir notre histoire mais le tout est rattrapé par la capacité de Patrick Brice à faire peur avec pas grand chose si on passe outre les jump scares un peu lourds (Mark Duplass qui hurle « BOUH ! » devant la caméra dix fois d’affilé… non merci.).

Retenez bien ça avant de mater Creep : Peachfuzz vous regarde.

Balance ton commentaire

Back
SHARE

[CRITIQUE] « Creep », réalisé par Patrick Brice