[CRITIQUE] « Creep 2 », réalisé par Patrick Brice

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Une vidéaste pense avoir trouvé le sujet de ses rêves en la personne d’un homme prétendant être un serial-killer. Elle part le rejoindre chez lui, dans une maison perdue au fond de la forêt.

En 2015, Patrick Brice et Mark Duplass dévoilent au monde Creep, un film d’horreur s’inscrivant dans la longue lignée des films found-footage. Succès surprise encensée par la presse (une note de 94% sur le site Rotten Tomatoes), le réalisateur Patrick Brice et l’acteur/producteur Mark Duplass reviennent avec le deuxième film de la trilogie.

Sara (incarné par la sublime Desiree Akhavan) est une youtubeuse tentant de découvrir qui se cache réellement derrière les annonces de personnes seules, en manque d’amour ou tout simplement timbrées. En essayant de créer une version génération Y de l’émission Strip Tease, elle répond à une annonce du tueur en série Aaron, interprété une nouvelle fois par Mark Duplass. Évidemment, rien ne va se passer comme prévu.

Il était très facile d’imaginer Creep 2 comme une suite calquée sur son prédécesseur : un jeu de chat et de la souris entrecoupées de scènes embarrassantes et inconfortables pour les spectateurs les moins vicieux. Non, Creep 2 est à l’exact opposé : dans cette suite, le ton est plus léger, moins inconfortable, mais plus ambitieux. Le danger arrive des deux côtés. Les deux sociopathes se tournent autour dans une joute verbale, une lutte oratoire sur qui prendra l’ascendant sur l’autre. Cette prise de risque du réalisateur, oublier les principes du premier opus, est nécessaire pour comprendre le psyché du sociopathe Aaron.

Avec un plus gros budget et une équipe aussi réduite que la première, Creep 2 est une réussite en tout point. Jouant avec son univers, Creep se doit d’être vu comme un documentaire qui respire la spontanéité et la fraîcheur. Mark Duplass est saisissant dans son rôle de sociopathe-menteur dérangé. Rien n’est plus effrayant qu’un homme fait de chair et d’os derrière un masque de loup-garou.

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