[CRITIQUE] « Cam », réalisé par Daniel Goldhaber

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Quand un sosie s’approprie son compte, une camgirl suivie par de nombreux fans tente d’identifier la mystérieuse coupable et de récupérer son identité.

Daniel Goldhaber et Isa Mazzei ont beau être inconnus au bataillon, ils se sont associés avec Blumhouse et Netflix pour un premier film au sujet pour le moins sulfureux qu’est les cam girls (attention, ne vous attendez pas à du vulgaire façon pub porno sur un site de streaming). Ancienne camgirl elle même, la scénariste avait déjà travaillé avec Goldhaber sur des vidéos pornographiques la mettant en scène. À priori, Cam ne déçoit pas quant à la véracité de son histoire, reste à voir si côté horrifique la balance est assez équilibrée.

Spoiler: non (déso pas déso Stephen king). Se faire usurper son identité sur internet est en effet très désagréable, mais le film semble avoir la flemme de développer plus que ça. Alice est une cam girl par choix, elle semble apprécier ce qu’elle fait et y met tous ses efforts pour être dans le top album, c’est naturel qu’elle se batte pour retrouver son identité d’autant plus qu’elle est son gagne pain. Cependant Cam manque cruellement d’enjeux, le bot ne menace pas énormément la vie d’Alice et on passe en surface sur l’idée qu’elle puisse mourir. Qui plus est son métier n’impacte pas tant que ça sa vie privée à part des possibles stalker (et qui encore n’ont pas l’air trop méchants eux non plus), son entourage approuve plus ou moins…

C’est un choix des scénaristes de ne pas moraliser le récit, mais tout ce rose et cette facilité ne provoquent pas beaucoup d’inquiétude donc d’intérêt. Alors qu’il y a forcément des risques, que ce soit un internaute louche ou la famille qui découvre ce secret, tous ces problèmes qui arrivent à Alice sont mis sur le dos de son sosie. C’est semble t-il la vanité d’Alice qui a créé cette anomalie, c’est d’autant plus frustrant qu’à la fin elle ne semble pas avoir retenu la leçon, surtout que le bug qui en plus n’a pas touché qu’elle est loin d’être corrigé. On lui préférera un Girl House certes classique mais efficace, ou Open Windows (les rédacteurs ne sont pas toujours d’accord entre eux) pour les plus courageux.

2.5

Conclusion

Techno thriller fantastique aussitôt vu aussitôt oublié.

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