Borderland de Zev Berman – Critique

Trois étudiants américains décident de se rendre au Mexique pour une semaine de plaisirs en tout genres. Après une soirée bien arrosée, l’un d’entre eux disparaît mystérieusement. Ses deux compagnons se mettent à sa recherche, bientôt convaincus qu’il a été enlevé. Alors que la police se montre impuissante à résoudre l’affaire, leurs investigations les orientent vers un groupe de trafiquants de drogue adepte de cultes sataniques…

Il était une fois près de la frontière…

Dans les années 2000, le cinéma de genre horrifique se développe et s’affine : le renouveau des zombies, le slasher en vogue, le surnaturel ou encore les boogeymans s’invitent à cette nouvelle envolée. Les premiers pionniers des dernières décennies comme Wes Craven, George Romero ou Tobe Hooper sont largement dépassés et vont voir apparaître l’arrivée de jeunes cinéastes prêts à en découdre, avec au menu : violence réaliste et surenchère gore. À peu de choses près, la même trame : un groupe de jeunes utilisent très souvent la mauvaise voie ou croisent toujours les mauvaises personnes, signant involontairement un aller simple pour l’enfer et dans lequel ne subsiste très peu de survivants. C’est le cas de Borderland, comme son titre anglophone l’indique, tout s’y passe près de la frontière, pas n’importe laquelle, celle séparant le Mexique et les États-Unis. D’un côté le monde civilisé occidental, de l’autre, le tiers-monde, un environnement bestial et dangereux. Comme beaucoup de films américains, les voisins Mexicains en prennent pour leur grade : trafics en tous genres, débauches, violence, pauvreté, drogues et  pour cette fois-ci : le satanisme, la population locale est décrite comme inhospitalière, la police locale y est bien souvent passive, voire complice. Les cartels règnent en maîtres et les Gringos visitent le pays pour s’adonner aux plaisirs locaux. C’est le début d’un long cauchemar où nos jeunes protagonistes échoueront à la frontière mexicaine…

Massacre à la mexicaine…

C’est l’histoire de trois jeunes américains : Ed, Phil et Henry. À peine ont t’il passé la frontière qu’ils profitent de leur séjour à leurs manières : prostituées, alcool, drogues, clubs de strip-tease et rencontres. En parallèle, deux policiers mexicains tentent de mettre sous les verrous un dangereux chef d’un cartel de drogue, c’est le début d’une découverte macabre ou le chef de l’organisation s’avère être un gourou d’une secte barbare, en proie aux sacrifices humains. Désireux de prendre sa revanche, l’un des deux policiers qui a survécu à leurs méfaits prépare sa contre-attaque. Les choses vont commencer à dégénérer quand l’un des trois jeunes américains, se fait enlever par cette même secte et n’aura de choix que d’être parmi la liste des sacrifiés, commence alors un véritable carnage entre nos protagonistes et les membres de la secte, munis de machettes et d’armes automatiques, prêts à mourir pour défendre “leurs Dieux” et venger leur gourou.

Survivre à l’horreur

Borderland sort au cinéma en 2007, alors que le genre survival refait surface et a pris de l’ampleur, des réalisateurs issus de la nouvelle génération s’approprieront le genre : c’est le cas de Rob Zombie nous contant les aventures dégénérées de la famille Firefly (La maison des 1000 morts The Devil’s Rejects), Neil Marshall et ses descentes infernales (The Descent) ou encore Alexandre Aja, dépoussiérant l’un des premiers films de Wes Craven (La Colline a des Yeux) et sans oublier : Eli Roth et ses voyages effroyables en Slovaquie (Hostel I et II) dont Borderland partage le plus de points communs. Présenté comme une copie conforme au chef-d’oeuvre d’Eli Roth, les scènes de tortures et mutilations alternent avec les scènes d’action.

Son réalisateur Zev Berman ne semble pas avoir récidivé dans sa carrière, autrefois assistant réal et producteur, il s’en arrêtera là, peut-être avait-‘il ressenti le besoin infâme de réaliser l’un des films les plus violents qu’il soit, car Borderland est avant tout un film malsain, violent et éprouvant.

Une histoire vraie ?

Bien que film préserve une légère prétention, la particularité étant qu’il s’inspire véritablement de faits réels : En effet, à la fin des années 1980, un certain groupe appartenant à un cartel de drogue, faisaient des extra pour kidnapper des touristes et s’adonner aux sacrifices humains jusqu’à ce que la police locale les arrête. Sordide dites-vous ?  Selon le film, certains membres de la supposée secte courent toujours

Borderland se résume à une véritable boucherie et où les tous les excès du cinéma de genre sont réunis, malgré des défauts considérables, c’est un film jouissif en matière d’hémoglobines, à coups de machettes et de coups de feu, à classer parmi les spécialistes du genre. Prenez garde lors de votre prochain voyage…

 

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Note finale
Conclusion
Borderland se résume à une véritable boucherie et où les tous les excès du cinéma de genre sont réunis, malgré des défauts considérables, c'est un film jouissif en matière d'hémoglobines, à coups de machettes et de coups de feu, à classer parmi les spécialistes du genre. Prenez garde lors de votre prochain voyage...