[CRITIQUE DE LA RÉDAC] « American Nightmare 3 : Élections », réalisé par James DeMonaco

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american nightmare 3 the purge elections 20 juillet affiche poster

Une sénatrice américaine se lance dans la course à l’élection présidentielle en proposant l’arrêt total de la Purge annuelle. Ses opposants profitent alors d’une nouvelle édition de cette journée où tous les crimes sont permis pour la traquer et la tuer…

 

Produit par Michael Bay et réalisé par James DeMonaco, American NightmareThe Purge en VO – revient pour un troisième opus chargé de pérenniser la franchise estivale de Blumhouse.

Valentin – J’aime

American Nightmare est une franchise construite différemment des autres franchises cinématographiques : le premier film était une préquelle, un épisode 0 destiné à poser les bases de la série et son contexte. Ce troisième opus est donc le « second » film en terme de narration suivie. On retrouve des personnages du précédent et le même contexte : survivre dans une ville hostile. Le twist ? La justification du film devient politique et sociale dans la mesure où l’intrigue suit la conclusion du précédent : la Purge n’est qu’un moyen de gagner de l’argent pour le gouvernement américain tout en réduisant sa population. Ici, les révélations sont faites et acquises, cela sert à justifier la présence de la sénatrice et de son bodyguard, survivor d’American Nightmare 2. On est passé du home invasion du premier à la vengeance dans le second et la survie dans le troisième. La franchise évolue mais reste actuelle. Ce film dresse un parallèle saisissant avec la situation actuelle où les méchants semblent prêt à tout pour gagner une élection et laisser l’Amérique aux Américains. Le fait que les méchants portent des symboles proches des partis extrêmes n’est pas anodin. La réalisation reste classique avec un dosage de combats létaux et/ou d’armes à feu mais il y a une dimension politique et sociale qui créée un troisième combat, idéologique et salvateur. Le style reste le même avec un montage et une musique jeune. Cet American Nightmare 3 creuse la franchise et son propos sans chercher à en modifier l’ADN. Les masques ont muté pour le meilleur comme pour le pire…

purge 3 American Nightmare 3

venn – Je n’aime pas

Le film ne va pas chercher loin. Il y a deux grands axes dans le film : les tueurs sont tous des psychopathes fous et l’Amérique est dirigé par une poignée d’hommes blancs. L’utilisation des masques pour symboliser les psychopathes n’est pas nouveau dans la franchise American Nightmare mais c’est toujours la même chose. Le spectateur veut du nouveau, pas les restes. On balance du masque en essayant d’en mettre un toujours plus effrayant qu’un autre. On se croirait presque dans un clip de Slipknot parfois. L’autre axe grandement utilisé est bien évidemment la notion politique du film. Nous nous situons en pleine année électorale et les Américains vont élire un nouveau président. Pas question de relations internationales ou de chômage (pas explicitement en tout cas) ni de faire la moindre allusion à un potentiel candidat Américain à la présidence et qui pourrait gagner en novembre. Le film part plutôt dans le choix d’une suprématie blanche d’une dizaine de personnes qui prend décision sur tous les Etats-Unis en imposant leur choix de président et en gardant intact la loi sur la Purge afin de se débarrasser de la pauvreté représentée par le peuple noir. Avec tout cela, le film survole tout engagement politique et utilise juste la notion raciale comme prétexte pour tuer. Désolant.

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