Coups de Gore #4 | Premier film, première claque

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Chaque mois, les auteurs du CinemaClubFR vous proposent une liste de films à voir (ou à revoir) autour d’un thème spécial. Pour ce quatrième numéro, la rédaction vous présente les premiers succès de nos réalisateurs fétiches.

L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL, réalisé par Dario Argento

L'oiseau au plumage de cristal

Est-il encore bien nécessaire de présenter l’un des maîtres incontestés du giallo, Dario Argento  ? Propulsé par son film Suspiria, dont l’influence se ressent encore aujourd’hui dans nombre de réalisations (coucou The Neon Demon !), Dario Argento signe avec L’oiseau au plumage de cristal un thriller haletant, premier épisode de sa trilogie animalière. Il y met en scène un journaliste qui, après avoir été témoin d’une tentative de meurtre, s’improvise détective et se lance à la recherche de l’agresseur.  Un film marquant pour de nombreuses raisons : il sort en 1970, au moment où l’Italie subit la torture d’un tueur en série; il se construit aussi dans la droite lignée du pionnier Mario Bava, avec une ambiance glaçante, une bande-son grinçante (signée par le majestueux Enio Morriconne), des plans et des procédés de mise en scène impressionnants d’originalité et de technique, qui feront toute la définition du giallo Italien. Un grand classique, qui, malgré quelques faiblesses dans le scénario, est un brillant coup de poker.  [Julie]

THE CHASER, réalisé par Na Hong-Jin

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On ne parle que très peu de cinéma sud-coréen sur le CinemaClubFR. Pourtant, cela peut presque être criminel tant leur cinéma s’avère être un des plus intéressants de cette génération. Old Boy, The Host ou plus récemment Dernier Train Pour Busan, tous ces films vont marquer le public cinéphile par leurs prises de risques et leur mélancolie ambiante. The Chaser ne déroge pas à la règle. Avec son histoire de serial killer assassinant les prostituées d’un ex-policier devenu proxénète, le premier long-métrage de Na Hong-Jin est un thriller de haute facture, sans-pitié, rempli de retournements de situation et qui mérite davantage de popularité dans nos contrées. Par la suite, le réalisateur offrira d’abord un The Murderer brouillon, mais se rattrapera en beauté cette année avec The Strangers, un chef-d’oeuvre de A à Z. Regardez du cinéma sud-coréen, c’est nécessaire. [Tanguy]

DARK WATERS, réalisé par Mariano Baino

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S’inscrivant comme Michele Soavi dans un mouvement de renouveau du cinéma d’horreur transalpin dans des années 90, Mariano Baino tourne en 1993 avec Dark Waters un véritable bijou d’horreur à l’italienne. Le film conte l’histoire d’Elizabeth, une jeune anglaise fraîchement débarqué sur une mystérieuse île au sein de laquelle son père avait construit un couvent. Sur place, elle découvre une communauté de religieuses s’adonnant à d’étranges rituels. Déclaration d’amour à la fois aux écrits de Howard Phillips Lovecraft ainsi qu’à tout un pan du cinéma horrifique italien, le film distille une atmosphère vacillant entre onirisme et pourrissement, convoquant tour à tour les spectres de Mario Bava, Lucio Fulci ou encore Pupi Avati. Néanmoins, Dark Waters dépasse  la perspective réduite du film-hommage, en livrant une mise en scène quasi-gothique somptueuse et constitue un voyage sensoriel au plus profond de la psyché humaine. Réalisé avec un minimum de moyens et d’effets, Dark Waters constitue de plus un exemple  en termes d’inventivité et d’intégrité, contrairement à bon nombre de productions actuelles. [Olivier]

CREEP, réalisé par Patrick Brice

creep peachfuzz

Encore un found-footage ! Je vous entends dans la salle, vous essayez de vous pendre avec votre écharpe. Rassurez-vous, le film utilise ce procédé pour une bonne raison. Contacté via le site craiglist, Aaron (Patrick Brice) se rend dans un chalet isolé pour filmer les dernières journées de la vie de Josef (Mark Duplass). Évidemment, rien ne va pas se passer comme prévu. Creep est un film qui divise. Avec un postulat de départ très simple, Patrick Brice arrive à tisser une toile particulièrement insidieuse et malaisante. Un film d’horreur, sans artifices, qui plonge le spectateur dans une aventure qui sème le trouble entre réalité et fiction. Les méchants d’aujourd’hui n’ont plus besoin de masques, le psyché de l’être humain suffit amplement à terrifier. [Alexandre]

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