Que valent les premiers épisodes de Castle Rock ?

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Dans une petite ville supposée se trouver dans le Maine, différents personnages issus de l’univers de Stephen King vont cohabiter.

Après avoir brillamment adaptée 22.11.63 d’après le roman de Stephen King (Ça, Carrie), Hulu revient à l’univers du prolifique écrivain avec Castle Rock. Cette série, produite par Stephen King et J.J. Abrams (la série des Cloverfield, c’est lui), présente la caractéristique de ne pas être adaptée du travail de King; le spectateur est plus en présence d’un melting-pot de thèmes et de personnages chers au père de Pennywise. Critique des trois premiers épisodes mis en ligne aujourd’hui sur la plateforme Hulu.

Située dans la ville fictive de Castle Rock (ville présente dans de nombreux ouvrages de King comme Cujo, Bazaar ou encore Rita Hayworth), l’intrigue nous présente un cas, en apparence basique, d’un avocat, Henry – incarné par André Holland (American Horror Story) – qui est chargé de s’occuper d’un détenu de Shawshank, la prison de Castle Rock. Si Henry a un lourd passif avec la ville, son client – incarné par Bill Skarsgard (Ça) – a aussi son lot de problèmes. Dès le départ le ton est donné avec un thème développé par King (la prison dans La Ligne Verte) et un acteur déjà vu dans une adaptation d’un de ses écrits.

La force de Castle Rock et sa plus grande faiblesse résident dans sa non-appartenance à un récit de King. Ici, on oublie l’horreur de l’Amérique profonde et violente ou les analyses de l’être humain qui sont la clé de voûte des récits du Maître. Sa forme hybride permet un nombre incalculable de références, visuelles comme easter eggs, à sa bibliographie. Les fans hardcore pourront chercher liens, personnages et clins d’oeils tandis que les non-initiés pourront être amenés à chercher ces même éléments. Là où le scénario est faible, c’est dans sa représentativité des personnages. Les humains sont survolés malgré le fait que certains soient plus travaillés que d’autres. Cela est volontairement fait dans les trois premiers épisodes car cela permet de travailler au corps la figure centrale : Castle Rock. Une ville malade, meurtrie, brisée, hantée par un passé trop sombre pour le surmonter. Le casting est impressionnant avec, outre André Holland et Bill Skarsgard, Terry O’Quinn (Lost), Frances Conroy donc mais aussi Jane Levy (Suburgatory) et Allison Tolman (Fargo, Good Girls).

Produite par J.J. Abrams, Sam Shaw et Stephen King, on se doute que la série va plonger au fur et à mesure de ses épisodes dans un récit cryptique, labyrinthique pour mieux balader le spectateur dans cet univers glacial et froid. Pour le moment, on ressent plus, à l’inverse d’un Fargo ou d’un Game of Thrones, que le matériel de départ est peut être trop épais pour se développer. Il reste néanmoins un savoureux casting, une réalisation impeccable et quelques moments bien conçus.

Castle Rock
4

Conclusion

Malgré une volonté de réussir au-niveau de la production et du casting, Castle Rock démarre (trop) tranquillement en prenant son temps pour exposer ses personnages et son intrigue. Il reste un excellent jeu de recherches pour tous les fans de Stephen King.

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