[CRITIQUE SERIES] « Ash VS Evil Dead, Saison 3 » – Le bilan du premier épisode

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Alors qu’Ash s’apprête à ouvrir son magasin, il est interrompu par une femme prétendant être son épouse. Elle lui affirme que leur fille a été enlevée par des démons. Pendant ce temps, Ruby remet la main sur un certain livre et Kelly rencontre un membre des Chevaliers de Sumeria.

Déjà 3 saisons pour Ash vs. Evil Dead, série sequelle à la trilogie de Sam Raimi ! Après une première saison plutôt réussie et maitrisée puis une deuxième plus qu’inégale, l’équipe de Starz ressort la tronçonneuse pour une saison qui s’annonce dans la continuité de la précédente voire même en pire…

Démarrant quelques temps après le final épouvantable de la saison 2, cette saison expose les différents personnages. Ainsi Ash a ouvert un concept-store mélangeant scies sauteuses et objets sexuels, Pablo tient un fish and chips tandis que Kelly est barmaid quelque part. Ruby, pour sa part, s’est fait une coupe et recherche le Nécronomicon (pour pas changer). Et c’est là où le bât blesse. Il n’y a rien de neuf dans cette franchise. On assiste aux mêmes scènes : un Ash lubrique et over-the-top secondé de son fidèle toutou adjoint, Pablo; une Kelly portée sur la violence mais sexy et une Ruby ivre de vengeance envers Ash. Rien de nouveau, cela se répète encore et encore. Sauf que…

Sauf que les scénaristes ont eu une idée de génie, un truc de dingue qu’on qualifiera de « Technique Jigsaw« . On a vu au-cours des huit films que compte la franchise Saw combien il était facile de justifier la présence de tel ou tel personnage par un lien de parenté ou une relation avec ce pauvre Tueur au Puzzle. On découvre ainsi son médecin, sa femme, un psy, un assassin, un neveu, un cousin, un chien, une grande tante, un arrière grand-père… Faites votre choix. Il en est de même pour Ash VS. Evil Dead. Après nous avoir sorti son père en saison 2, les scénaristes justifient au moins les premiers épisodes avec la présence d’une femme et d’une fille. Forcément Ash n’en sait rien et ne se rappelle de sa moitié qu’à grands renforts de blagues sexuelles et douteuses. Après c’est Ash, on ne peut lui en vouloir. Là où on peut en vouloir, c’est aux scénaristes qui se contentent, dans ce premier épisode, de tourner à vide avec une petite justification quant à qui est qui. Plus grave, ils reproduisent la même erreur en introduisant les Chevaliers de Sumeria. Ce pauvre Dalton mérite autre chose qu’être un mec beau gosse manieur de gros calibres. Idem pour Ruby qui s’annonce déjà comme l’arc narratif le moins passionnant.

Heureusement, la réalisation est toujours aussi drôle mixant gags et bastons dans un délire pop et gore à souhait avec de bonnes idées même si certaines sont un peu clichées. En somme, Ash VS. Evil Dead revient en mode paresse mais le twist final devrait aider à lancer cette saison sur la route du sang.

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