[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story : Roanoke » – Chapter 5 (6×05)

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La maison continue de révéler ses secrets et des liens sont crées, des liens de plus en plus forts.

On va pas y aller par quatre chemins, trois mots nous viennent à l’esprit après avoir vu cet épisode 5 de la sixième saison d’American Horror Story : WHAT THE FUCK. L’anthologie de FX plonge encore plus loin dans la folie et tisse des liens avec ses aînées.

Depuis le lancement de la saison, deux mystères n’étaient pas résolus : le lien direct avec les autres saisons et le casting d’Evan Peters. L’épisode 5 résout le tout. On le pensait parmi les sauvageons/compagnons de The Butcher (Kathy Bates) puis Pig-Man; on notera qu’il y a peu de cochons dans cet épisode. Il n’en est rien. Son personnage rejoint celui qu’il incarnait dans American Horror Story : Hotel puisqu’il est celui qui a fait bâtir la maison. Il joue un aristocrate homosexuel fou de peinture et de son amant qui sombre dans la folie au fil des jours. Le petit twist : il est l’ancêtre d’un des personnages-clés d’American Horror Story : Freak Show. Il suffit de porter attention à son nom et à la narratrice.

Après ce petit quart-d’heure fort réjouissant en retour, la série retourne avec Matt et Shelby et reprend là où on avait laissé la couple : face à la horde de The Butcher et de la Nymphe (Lady GaGa). Ils s’apprêtent à fuir quand… arrive l’esprit de The Grudge. Non, sérieusement, je ne sais pas ce que prend Ryan Murphy mais je veux la même chose. Juste au moment où on se dit qu’il ferra pas plus fort, Ryan Murphy et ses scénaristes dépassent le prévisible.

L’épisode est fractionné en scènes de 5 à 10 minutes avec chacune sa propre ambiance et son propre style. La maison se réveille et se décide à dégager les habitants peu importe la méthode. C’est alors l’occasion d’un joyeux bordel cinématographique avec des hommages à la pelle. The Grudge, The Shining, V For Vendetta, tout y passe et c’est juste jouissif. Cela rappelle les films de genre, de survie, de possession, le tout sans tomber dans les pièges des films actuels, twistés à outrance.

L’écriture est extrêmement bien dosée et la réalisation dingue. Mention spéciale à l’effet  spécial autour du personnage d’Evan Peters lors d’une scène souterraine creepy à souhait. Le casting se révèle une nouvelle fois solide avec une Sarah Paulson qui domine l’ensemble mais Evan Peters confirme tout son talent. D’anciens acteurs du roster de Ryan Murphy repasse une tête et tire l’épisode vers des sommets qu’on avait plus vu depuis la saison une, American Horror Story : Murder House. On vous conseille de regarder le trailer du prochain épisode qui achève le WTF de la semaine.

American Horror Story : Roanoke se rapproche de American Horror Story : Murder House et est même en passe de devenir la meilleure saison de l’anthologie. Le fait qu’on soit tous dans l’inconnu contribue grandement à ce tour de force télévisuel.

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