[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story : Roanoke » – Chapter 9 (6×09)

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Un nouvel acteur arrive à la maison sur ordre de Sidney tandis que trois fans de « My Roanoke Nightmare » pénètrent dans la propriété pour dévoiler sur un livestream la Blood Moon et la maison. Pendant ce temps, Lee, Monet et Audrey tentent de survivre…

Deux épisodes, c’est tout ce qu’il reste à American Horror Story pour conclure ce qui semble être sa meilleure saison. En revenant à l’horreur pure, en mélangeant les genres et les hommages, Ryan Murphy et ses équipes semblent avoir réussi l’impossible : Make American Horror Story Great Again. Cependant, il faut maintenir l’intérêt pendant encore deux épisodes. Comment faire ? Tout simplement en lâchant les chiens…

Globalement les cinq premiers épisodes ont posé le décor et les personnages, l’épisode six a retourné le jouet tandis que les épisodes sept et huit ont retourné l’estomac des spectateurs. L’épisode neuf est dans la même veine mais avec un but différent : préparer la conclusion. Les derniers survivants sont donc obligés de survivre à la troisième Blood Moon consécutive et comme il est rappelé, la dernière est la plus violente, la plus perverse, la pire de toute. S’en suit 35 minutes – les épisodes se réduisent de plus en plus – de survie, de torture, de révélation. Bref, du gore, du sang, de la torture comme on en voit peu à la TV.

C’est dans sa structure que l’épisode est bon. Ryan Murphy introduit un trio de millenials ultra-fans de « My Roanoke Nightmare« , déterminés à visiter les lieux cultes de la saison 1. Forcément, cela dérape mais c’est l’occasion de voir un ancien acteur du roster de Glee faire son retour devant la caméra de Ryan Murphy mais c’est surtout le retour d’une des actrices phares de la franchise horrifique de FX : Taissa Farmiga. Présente de manière sporadique dans la saga, elle revient pour clôturer la saison et surtout offrir une des meilleures scènes réalisées jusqu’alors. Elle se paye même le luxe de rendre hommage à un classique de l’horreur qu’est Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato. Elle offre même un contre-pied à l’une des scènes les plus controversées du cinéma.

Mais si l’arrivée d’un trio de jeunes et d’un acteur aurait pu égarer le récit, Ryan Murphy s’est arrangé pour abattre son avant-dernière carte : le survivant. Sur l’ensemble des acteurs et personnes présentes pour la saison 2, « Return To Roanoke : Three Days In Hell« , un seul devait survivre à cette Blood Moon. Si son identité n’était pas un secret, c’est un jeu pervers auquel le spectateur est confié. Jusqu’au bout, il espère un autre survivant mais tombe sur la fin qui s’impose d’elle-même.

La réalisation est toujours aussi bonne et devient même génialement utilisée lors des found-footage. Le spectateur ne distingue rien et cela renforce le sentiment de malaise prévu depuis le départ.

Avec ce neuvième épisode, Ryan Murphy prépare un pot-de-départ somptueux à sa création et ouvre même le chemin au retour d’un personnage emblématique d’American Horror Story dans son dernier épisode.

"American Horror Story : Roanoke" - Chapter 9 (6x09)
5

Conclusion

Juste parfaitement pervers.

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